« C’est quoi le Véganisme? » en un livre

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C’est avec un énorme plaisir que je vous annonce la publication de mon premier livre aux Editions Trédaniel Le Courrier du Livre: « C’est quoi le Véganisme? De la théorie à la pratique pour un mode de vie 100% éthique » que je sais beaucoup attendaient.

Ce livre ne se contente pas uniquement de partager ce que nombre d’autres auteur-es ont put dire sur les conditions d’exploitation des animaux mais j’essaie de mettre en lumière également l’histoire de ce mouvement de libération animale qui est ancien, ses origines politiques et sociales, ainsi que d’offrir un guide, que j’ai souhaité le plus simple possible, à tout ceux qui soit, sont déjà en transition vers un mode de vie plus éthique, soit veulent aller encore plus loin. Il est aussi l’occasion de briser des mythes qui continuent à être disséminés notamment dans les médias et la presse.

Je vous conseille de lire l’article que j’ai publié sur l’excellent site « Les 1001 vies » où j’y développe mon approche.

Vous pouvez commander le livre de diverses manières. Tout d’abord, si cela est plus simple pour vous, vous pouvez le trouver sur Amazon.fr et la FNAC.

Pour des raisons éthiques, si vous pouvez le commander dans une petite librairie indépendante, regardez ce site: LesLibrairies.fr

Et il y a bien sûr le site de l’Editeur, le formidable Courrier du Livre, sans qui ce livre n’existerait pas: Guy Trédaniel Editeur -Le Courrier du Livre

Et en dernier lieu, si vous ne le trouvez pas dans votre librairie indépendante locale, ils commanderont le livre pour vous.

Sept idées fausses sur les médias

Bien que cela ne concerne pas les animaux (directement), ce superbe article d’Aude Lancelin sur nos chers médias montre à quel point il est difficile de faire passer des idées qui vont contre l’ordre établi. A LIRE ABSOLUMENT!!

Le feu à la plaine

DC0sAa6XcAAfoWJLes gardiens de nos médias CAC 40 ont une rhétorique bien rodée pour se garder de toute critique, et continuer à passer pour des héros des libertés publiques tout en oeuvrant à verrouiller le système d’information français. Demi-vérités, mythes éculés ou mensonges éhontés, certains de leurs arguments s’avèrent hélas encore très efficaces auprès du public. Voici comment s’armer intellectuellement contre ces pseudo-évidences en sept leçons.

Les journalistes ont-ils trahi, au sens où Julien Benda pu parler en son temps d’une trahison des clercs ? On pourrait le penser, à voir avec quelle ardeur certains d’entre eux défendent les pouvoirs en place, mordent les mollets des quelques réfractaires, et se satisfont globalement d’un fonctionnement où leurs seuls interstices de liberté sont pourtant condamnés à demeurer sans vraie portée. L’idée de trahison est toutefois peu adaptée, la plupart des journalistes n’ayant pas une claire conscience de l’idéal professionnel qu’ils sacrifient en se faisant…

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Cher Jean-Pierre…

Jean-Pierre Garrigues à la manif de Rodhilan en Octobre 2015
Jean-Pierre Garrigues à la manif de Rodhilan en Octobre 2015 (photo personnelle)

 

Il y a environ 1 an, tu m’as invité à te rencontrer à Alès après que j’eu accepté ton invitation à me joindre au travail du CRAC Europe. Je ne t’avais jamais parlé, seulement croisé durant les combats menés lors des manifestations contre les tortionnaires de la tauromachie.

Nous avons parlé longuement, tu m’as offert un café, et surtout tu m’as accordé ta confiance. Cela, je ne l’oublierai jamais.

Je suis engagée dans la cause animale, notamment, depuis environ 10 ans. J’ai côtoyé des centaines de militants, des leaders de la cause animale de nombreux pays ici et outre Atlantique. Peu ont laissé une trace mémorable dans mon esprit vue la superficialité souvent intéressée et souvent tristement peu sincère de leur engagement pour les animaux non-humains.

Tu étais clairement différent: désintéressé, sincère, bon, humain, et surtout tu plaçais le combat pour les taureaux au-dessus des égos, au-dessus du tiens. C’est une chose très rare dans l’univers animaliste de rencontrer une personnalité à la fois charismatique mais sans orgueil, quelqu’un avec un grand cœur pour les animaux et les humains. Peu de gens possèdent les vertus de militant totalement engagé mais qui ne cherche pas à évincer les autres pour se promouvoir lui-même mais qui, au contraire, aime l’unité.

Jean-Pierre, tu faisais partie de ce très petit cercle de grands leaders. A titre personnel, je n’ai pas oublié l’adorable petit cadeau que tu m’as envoyé Noël dernier et que je conserve précieusement.

J’ai appris beaucoup à ton contact: la détermination, la gentillesse, le dévouement à une grande cause mais aussi aux autres. Même lorsque tu étais malade, tu prenais le temps de nous servir chez toi pendant que nous nous régalions des merveilles culinaires de ton épouse Coloma. J’en garde de très bons souvenirs.

Parce que mes convictions profondes font que je considère la mort uniquement comme un passage, je suis convaincue que je te reverrai, prêt encore et toujours à défendre les opprimés. Lorsque ce sera le cas, compte sur moi comme les taureaux ont pu compter sur toi.

Paix à ton âme. Avec toute mon affection. Ce n’est qu’un au revoir.

 

Jean-Pierre Garrigues (1964-2017) pour toujours dans nos cœurs.

 

Le Vénézuéla: l’excuse bidon pour taper sur « l’hérétique » Mélenchon

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Maracaibo – http://www.pixabay.com

Difficile d’être le représentant d’un mouvement altermondialiste, humaniste, écologiste, social et même qui défend les animaux avec force par les temps qui courent lorsqu’on fait face à des médias et des militants de tous poils qui vous tapent dessus en se servant constamment de la situation au Venezuela.

Les médiacrates et leurs cohorts de « journalistes » (ce mot veut-il encore dire quelque chose vu l’ambiguïté du métier?) rabachent les mots « Venezuela », « Chavez », « Maduro » et surtout « dictature » en boucle pour défendre une vision du monde que Jean-Luc Mélenchon et ce pays mettent à mal d’arguments.

10 milliardaires détiennent 90% de la presse (voir un excellent détail de qui détient quoi ici). Comme l’explique l’excellent site Osons Causer: « Tous nos quotidiens nationaux (Le Monde, Libération et Le Figaro), toutes nos chaînes d’info (LCI, I-Télé, BFM-TV), l’essentiel des hebdomadaires de référence (Le NouvelObs, L’Express, Le Point) et des chaînes de TV privées (Canal+, TF1) appartiennent à de grands milliardaires. » 

Dans ces conditions, ils imposent évidemment leur opinion néolibérale au travers de « journalistes » soigneusement sélectionnés pour être d’accord avec eux. Il faut dire que vu les petits avantages qu’ils ont, ils se gardent bien d’avoir leurs propres opinions (si elles diffèrent du pouvoir). On comprend alors qu’il y a un réel problème de pluralisme médiatique et de vraie liberté de la presse en France. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Reporters Sans Frontières, dans son classement de la liberté de la presse 2017, ait placé la France en 39ème position devant le Royaume Uni et après l’Organisation des Etats de la Caraïbe orientale, un comble au pays des droits de l’homme (et de la femme).

Pour comprendre le Venezuela, il faut en comprendre l’histoire et l’influence du néocolonialisme sur le pays. Comme l’explique Ignacio RAMONET, Ancien Directeur du Monde Diplomatique et Président de l’Association Mémoire de luttes, « En raison des fabuleux trésors de son sous-sol, en particulier les hydrocarbures, le Venezuela est un pays très riche. Mais presque toutes ses richesses ont été accaparées pendant plus d’un siècle par les élites dirigeantes et des entreprises multinationales. Jusqu’à l’élection d’Hugo Chavez, en 1999, le peuple n’en recevait que des miettes. Plus de la moitié des Vénézuéliens vivaient sous le seuil de pauvreté (70,8% en 1996). La révolution bolivarienne a placé la volonté politique au poste de commande. Grâce à l’implication populaire, elle a permis à l’Etat de se réapproprier les secteurs stratégiques de l’économie, recouvrer la souveraineté nationale et procéder à une redistribution de la richesse au profit des services publics et de tous les laissés-pour-compte. »

Ce que veulent les néolibéraux et les multinationales qui dominent les états, notamment l’empire Américain (car lorsqu’on a 686 bases militaires partout dans le monde – hors Etats-Unis, on n’est plus juste une nation, on est un empire(1)), c’est déstabiliser des pays comme le Venezuela (on l’a vu en Irak et au Chili) pour y installer des oligarques pouvant à nouveau s’approprier les richesses et les partager entre eux. Le peuple ne compte pas. La CIA, qui a récemment avoué être derrière la déstabilisation au Venezuela, noie les médias de propagande anti Maduro et anti-chaviste et soutient la soit-disant « opposition » qui est en fait une extrême droite qui brûle vifs ceux qui ont l’air Chaviste car ils ont la peau noir. De plus, 90% des médias au Venezuela sont également détenus par des oligarques, donc d’opposition, ce que nos médias ne nous disent évidemment pas en prétendant que le président Maduro serait contre la liberté de la presse.

Comme l’explique Le Monde Diplomatique: « Du côté de la presse écrite, la situation est encore plus tranchée : sur 10 quotidiens de diffusion nationale, 9 sont des opposants déclarés au gouvernement. Si l’on étudie le contenu des articles d’opinion publiés dans quatre d’entre eux au mois de janvier 2007, on obtient les résultats suivants : pour El Nacional, 112 hostiles, 87 neutres et 6 favorables ; pour El Universal, les chiffres correspondants sont 214, 89 et 9 ; pour Ultimas Noticias, 31, 59 et 18 ; pour El Mundo, 49, 39 et 15. Ce qui ne les empêche pas de recevoir de la publicité des entreprises, des agences et des collectivités publiques.

Prétendre que la liberté d’expression est menacée au Venezuela relève donc de la plus indigne mauvaise foi. Il suffit de s’arrêter devant un kiosque à journaux ou de passer une heure devant un poste de télévision pour être convaincu du contraire. C’est même sans doute le seul pays du monde où, dans le passé, des appels publics à l’assassinat du président n’ont pas entraîné des poursuites judiciaires. »

 

« L’opposition« 

« On croyait avoir tout vu de la part de l’extrême droite vénézuélienne (rhabillée en « combattante de la démocratie » par les médias français) : formation par les paramilitaires colombiens, terrorisme, attentats à l’explosif, destructions de centres de santé et de maternités, sous-traitance de violences par la pègre, utilisation d’enfants-mercenaires, assassinats et tortures. » Egalité & Réconciliation

Cette opposition est également largement financée.

Comme l’explique Réseau International: « Wikileaks a révélé qu’à travers le Bureau des Initiatives de Transition (OTI) de l’USAID, Washington a remis à 300 organisations vénézuéliennes civiles 15 millions de dollars sous prétexte de « droits de l’homme » et de programmes d’éducation, dit le rapport. Un autre document de l’ambassade des Etats-Unis à Caracas intitulé « Demande de fonds pour aider à renforcer les Gouvernements locaux et les groupes de la société civile » déclassifié par le chargé d’affaires de l’époque de l’ambassade John Caulfield aussi été révélé. L’ambassade considérait que les 7 millions de dollars approuvés pour le financement de l’opposition vénézuélienne en 2009 étaient insuffisants, c’est pourquoi elle a demandé à Washington d’y ajouter 3 millions de plus. Cela amènera le Parlement vénézuélien à réformer la Loi organique contre la délinquance organisée et le financement du terrorisme en 2011 pour contrôler les mouvements d’argent venu de l’étranger pour porter atteinte à la République. »

Bien entendu, la CIA est la spécialiste de la déstabilisation dans des tas de pays et pas seulement en Amérique du Sud. Pour sans rendre compte, je recommande notamment le remarquable livre de l’activiste et journaliste Canadienne Naomi Klein « La stratégie du choc : La montée d’un capitalisme du désastre » qui démontre point par point l’hégémonie et l’impérialisme américain à commencer (d’un point de vue économique) avec la Chicago School de Milton Friedman qui a engendré par la suite les politiques de Pinochet au Chili (grace au coup d’état organisé par la CIA), de Thatcher et Reagan et qui se poursuivent jusqu’à, en ce qui nous concerne, Hollande (recruté par les « Young Leaders » en 1996) et Macron. Vous pouvez aussi voir le documentaire du même nom (sous-titrée) ici

Mais toutes ces informations, vous ne les entendrez JAMAIS des médiacrates bien trop occupés à prêcher la religion néolibérale. Pourquoi je l’appelle religion, me direz-vous? parce que le dogme néolibéral est répété comme étant la seule vérité, le « There is no alternative » de Thatcher. Toute personne voulant présenter une opinion différente est donc un hérétique. Il/Elle sera crucifié-e par les médias, ridiculisé-e, moqué-e, traité-e de dictateur-trice. Quel plus grand exemple de cela que ce que les médias ont fait à Jean-Luc Mélenchon pendant (après et encore) la campagne présidentielle, avec l’aide de leur armée de militants ignorants et prêts à monter au créneau pour défendre la vérité absolue du capitalisme du maître Friedman (dont la grande majorité n’a jamais entendu parler d’ailleurs). Le prêche dure depuis 30 ans et une génération entière est née entre temps et a été élevée par les médias sur cette religion.

« Le clergé, souvent inculte et très mal renseigné sur la Bible, du moins le bas clergé, était conçu comme une médiation entre le peuple et le Livre. L’église catholique voulait à tout prix avoir le monopole de la diffusion de l’information, la doctrine, pour pouvoir contrôler la foi donc la croyance. Les gueux, les serfs étaient soumis à un contrôle étroit que Foucault aurait qualifié de « biopouvoir ». Pour asseoir cette domination sur les esprits, l’église règlementait fermement la diffusion de la doctrine, excommuniait, imposait une doctrine unique (toute ressemblance avec la pensée du même métal ne serait pas fortuite), contrôlait les moyens de diffusion (scriptoriums dans les monastères, lieux fermés, interdits aux laïcs), et contribuait à maintenir les masses dans l’illettrisme.

C’est effectivement à la fois le comportement et l’objectif des principaux médias aujourd’hui. Il est remarquable de constater que dans « l’affaire Mélenchon », aucun journaliste n’a pris le temps de se demander si, par hasard, le fonctionnement moderne des médias n’était pas exempt de toute critique. Absolument aucune auto-critique, aucune trace de recul sur les pratiques journalistiques, cela rappelle, évidemment le postulat d’infaillibilité du Pape lorsqu’il s’exprime ex-cathedra (c’est-à-dire en tant que docteur de la foi, en situation d’enseignement) défini solennellement en 1870. » AgoraVox en 2010.

Il n’est donc pas surprenant que beaucoup défendent avec cette foi aveugle la doctrine néolibérale sans même regarder au delà des apparences. La grande majorité du peuple est tellement endoctrinée qu’elle ne questionne rien ou si peu (ou n’a pas le temps d’ailleurs trop préocupée à survivre). Pourtant le néolibéralisme est ce qui est en train de détruire la planète, permet que l’esclavage moderne concerne 46 millions de personnes, chiffres de 2016 (en majorité les enfants et les femmes) et que 70 milliards d’animaux terrestres et 1 milliards d’animaux marins soient torturés, mutilés et massacrés pour des raisons futiles (non nécessaires) qu’est l’alimentation carnée car cela enrichit le cartel de l’agroalimentaire, la FNSEA, etc. Et on pourrait ajouter la souffrance et les morts au travail, la pollution et tant d’autres choses que j’ai essayé de couvrir du mieux que je pouvais et dans les limites du monde de l’édition dans mon livre « La révolution végane: pourquoi et comment changer. »(2)

Abordez une autre philosophie économique, par exemple le Marxisme, et tout de suite des gens soit-disant bien informés vous sortiront le « stalinisme » et ses horreurs. Mais le stalinisme n’est qu’une perversion du Marxisme tout comme l’Etat Islamique est une perversion de l’Islam. Que des tarés s’emparent d’une philosophie ou d’une religion pour en faire n’importe quoi et l’utilisent comme excuse pour avoir du pouvoir n’invalide en rien la philosophie originale. Mais cela est dur à comprendre pour les gens peu habitués à décortiquer ce qu’ils entendent et surtout lire et entendre autre chose que la propagande. Cela demande de réapprendre à avoir un esprit critique, une chose plus vraiment apprise à l’école.

Jean-Luc Mélenchon n’a JAMAIS dit qu’il voulait transformer la France en Venezuela, Cuba ou Equateur mais que leurs modèles étaient des sources d’inspiration pour lui sachant que la situation de la France n’est pas la même que celle de ces pays. Mais pour comprendre ce que Mélenchon veut dire, il faut savoir lire au delà de l’ALBA, qui n’est rien d’autre qu’une alliance des états d’Amérique du Sud (là où se trouve la Guyanne française) et comprendre ce que c’est réellement. Après tout la France est engagée avec le MERCOSUR (et d’autres), une organisation d’Amérique Latine bien plus « dangereuse » que l’ALBA car libre-échangiste.

Que Jean-Luc Mélenchon se sente proche idéologiquement du Venezuela est certain. Qu’il veuille faire de la France un nouveau Venezuela (Cuba, Equateur, choisissez le pays, ça change à chaque élection), est faux, quoi qu’en disent les prêcheurs de la « grande messe du 20 heures ». Pour autant, cela n’empêchera pas que le mouvement de la France Insoumise continue à grandir (et à leur faire peur) et que de plus en plus de gens conscients, éduqués et surtout pas dupes de la propagande continuent à désirer un autre modèle pour la France comme pour le monde qui ne soit pas basé sur des traités de libre-échange destructeurs, la marchandisation du vivant (les animaux considérés comme des objets par exemple), l’égoïsme mais au contraire la fraternité, le partage et le respect du monde vivant.

(1) A titre comparatif, les Français et les Russes ont 10 bases chacun dans d’autres pays.

(2) à paraître en Avril 2018.

 

Photo: http://www.pixabay.com site gratuit de photos

Sources:

  • Désinformation sur le Vénézuela par Bernard Cassen, 30 mai 2007 dans Le Monde Diplomatique
  • 1996, « Young Leaders » recrute François HollandeZE Journal 19 mai 2016 (« L’objectif, mettre en pratique les idées de l’économiste Milton Friedman de l’école de Chicago: baisse des déficits par le démantèlement des services publics aux dépens de l’intérêt général… privatisation, déréglementation du droit du travail et réduction des dépenses sociales…pour le plus grand profit des multinationales. »)
  • Comme Emmanuel Macron, Edouard Philippe a suivi le programme « Young Leaders » mis en place par la French American FoundationZE Journal 16 Mai 2017
  • L’Ecole de ChicagoWikipedia (visionné le 28 Août 2017)
  • Le Marché Commun du Sud (Mercosur)Wikipedia (visionné le 28 Août 2017)
  • Médias et Venezuela : qui étouffe qui ? Le Monde Diplomatique 14 Décembre 2010
  • Venezuela : Combien de médias possède la CIA pour attaquer le pays ? Médiapart 20 Octobre 2016
  • Tous les pays où les Etats-Unis ont une présence militaireRéseau International 11 Avril 2015
  • Profession Journaliste – Documentaire sur YouTube (« Dans le jeu trouble du commerce de l’information, la position du journaliste est ambiguë. Est-il animé par le désir d’informer ou par la nécessité de gagner sa vie ? Avec Julien Brygo, François Ruffin, Sophie Divry et Annie Lacroix-Riz. »

  • Jean-Luc Mélenchon présente la conférence de Rafael Correa aux AmFis d’été de la France InsoumiseYouTube La Luciole Mélenchantée publié le 25 Août 2017

  • [#JLMDÉSINTOX] – QU’EST-CE QUE L’ALBA ? YouTube publié le 16 Avril 2017

  • #RDLS25 : MÉDIAS, ALLIANCE BOLIVARIENNE (ALBA), EAU MORTELLE, LILLE, HOLOGRAMMES – Jean-Luc Mélenchon sur YouTube publié le 15 Avril 2017

  • L’esclavage moderne touche 46 millions de personnes dans le mondeLes Echos (avec abonnement)

  • Documentaire – La Stratégie du Choc avec Naomi Klein sur YouTube

  • Livre « La stratégie du choc : La montée d’un capitalisme du désastre » de Naomi Klein – Amazon.fr
  • Venezuela : un homme brûlé vif par les « manifestants » anti-Maduro: Le vrai visage de la contestationEgalité & Réconciliation 25 mai 2017
  • Venezuela : la majorité des victimes tuées dans les violences de l’opposition ! AgoraVox le média citoyen 3 Août 2017
  • Venezuela : Comment est financée l’opposition violenteRéseau International 3 Juin 2017 (« En décembre 2010, le site Wikileaks publie des documents diplomatiques secrets du gouvernement des Etats-Unis contenant des informations sur les réunions avec des personnalités de l’opposition vénézuélienne, des coordinations, des offres et sur différentes sortes d’aide canalisées par l’ambassade des Etats-Unis à Caracas. Après avoir contrôlé les documents révélés, l’agence de presse AVN a publié un rapport qui donnait des détails sur ces documents. L’un des plus importants était signé par Robert Downes, ex conseiller politique de l’ambassade des Etats-Unis à Caracas et s’intitulait « 5 points stratégiques de l’équipement dans le pays pour le soutien du programme de l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID). Dans celui-ci, les Etats-Unis se proposaient de réaliser une série d’actions entre 2004 et 2006 pour organiser le départ du chavisme du pouvoir politique.Les 5 points du document étaient : « le renforcement des institutions démocratiques, pénétrer la base politique de Chávez, diviser le chavisme, protéger les commerces vitaux pour les Etats-Unis et isoler Chávez internationalement, » précise AVN. »)
  • Leçons vénézuéliennes + LA CIA CONFIRMEMédiapart 26 Juillet 2017
  • La vérité sur le Venezuela – Ignacio RAMONET, Ancien Directeur du Monde Diplomatique, Président de l’Association Mémoire de luttes – La Lettre Diplomatique et sur Le Grand Soir
  • Les privilèges des journalistes sont-ils vrais? Le blog politique de Jacques Heurtault 15 Février 2013
  • Milton Friedman… Chicago boys… Néolibéralisme fascisant… AgoraVox le média Citoyen 12 Juillet 2014
  • Médias français : qui possède quoiLe Monde Diplomatique Juillet 2016
  • Les nouveaux chiens de garde (de Serge Halimi) – Bande annonce documentaire_11.01.2012 sur YouTube (le film entier n’est malheureusement plus disponible gratuitement mais je recommande vivement de l’acheter!).
  • Médias : pourquoi 10 milliardaires contrôlent-ils notre information ? Osons Causer
  • Journalisme et médiacratie : un nouveau clergéAgoraVox Le Média Citoyen 5 Avril 2010

 

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Quand les « vilains » ne sont pas que ceux que l’on combat

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Il existe une maladie chez les militants animalistes que j’appellerai le « refus de se regarder dans le miroir ».

Cela fait plus de 10 ans que je suis dans le mouvement végan/animaliste, que ce soit aux Etats-Unis ou en France, et je crois pouvoir dire y avoir tout vu.  Aux Etats-Unis, j’ai connus des pervers narcissiques, des drogués, des imbus d’eux-mêmes et des champions de la superficialité « Hollywood style ». Quand je suis arrivée en France, une excellente amie m’a dit: « tu verras, les militants français sont pires que les américains ». Elle avait tristement raison.

Je peux résumer les militants animalistes avec de nombreux mots: passionnés, courageux, chiants, hypocrites, égoïstes, altruistes, opportunistes, dédiés et même méchants. Si vous militez depuis longtemps vous-même, vous avez certainement attribué ces mots à toutes sortes de personnes autour de vous. Le militantisme rassemble des égos de toutes sortes sous chaque étiquette.

J’ai connu les meilleurs militants comme j’ai connu les pires. En cela, ils ne sont aucunement différents du commun des mortels. Leur seule différence est l’intérêt qu’ils portent aux animaux non-humains et C’EST TOUT! Ils ne sont pas supérieurs aux autres et ils ont les mêmes fichus défauts… et c’est bien le problème.

Je n’ai pas la prétention de me croire parfaite, loin de là. J’ai même énormément de défauts. J’ai seulement la satisfaction de pouvoir me regarder dans le miroir en sachant que je n’ai fait de mal à personne consciemment. Et je me suis TOUJOURS excusée si j’avais commis un tord envers quelqu’un, une bonne habitude même pas apprise de mes parents mais qui me paraît être normale, un petit quelque chose qui manque sérieusement chez beaucoup de gens.

Il serait bien de temps en temps pour certains de regarder leurs propres actes envers ceux qui sont dans leur camp car c’est bien là que tout déraille sérieusement dans ce « mouvement ».

Par exemple quand:

  • des militants se servent de la notoriété des autres et surtout de leur travail de longue haleine pour les trainer dans la boue et utilisent ce travail à leur propre profit et pour leurs propres égos. A travailler: L’humilité.
  • des militants vous traitent de salaup(e)s juste pour avoir utilisé maladroitement la langue. Oui, ils sont parfaits et ne commettent jamais d’erreurs eux-même. A travailler: le discernement.
  • des militants, qui se disent altruistes et pleins de compassion, souhaitent la mort de ceux qui sont très malades physiquement ou en grande difficulté à l’intérieur du mouvement. Peut-on enfin dire que c’est dégoutant? A travailler: le respect de l’autre.
  • des militants relativement « neufs » croient déjà tout savoir et crachent sur le travail des « anciens » qui ont travaillé des années pour que ces « jeunes » écervelés puissent prendre le relai. Ces « jeunes » n’ont d’ailleurs aucune gratitude pour ce qui a été fait pour leur faciliter les choses et profitent bien de ce qu’ils ont appris jusqu’à ce qu’ils ne fassent que des erreurs. A travailler: L’orgueil.
  • des militants, des végans en plus, souhaitent la mort non seulement aux leurs mais à ceux qu’ils opposent, bien loin de la préoccupation morale d’ « être le changement que l’on veut voir dans le monde », autrement dit pratiquer ce que l’on prêche, une idée morale au coeur même du véganisme notamment. Ils oublient d’où ils viennent eux-mêmes, autrement dit qu’ils n’ont pas toujours été végans/animalistes et qu’ils étaient auparavent comme ceux qu’ils haïssent. Le véganisme n’est pas en effet uniquement une préoccupation matérialiste mais aussi une attitude morale qui demande donc une certaine droiture. A travailler: La compassion pour tous les êtres vivants (y compris les humains).

Franchement, quand nous nous permettons de nous dire comme faisant partie d’un mouvement pour la libération animale (et les humains sont des animaux aussi), nous avons un énorme travail à faire d’abord sur nous-mêmes avant de prétendre vouloir sauver les autres. Il faudrait peut-être se sauver soit-même en premier si on veut réellement prétendre faire avancer les droits des animaux non-humains.

On peut noter d’ailleurs que ceux qui font avancer le mieux la cause sont souvent les plus humbles, les moins bavards et ceux qui agissent le plus. Ceux qui gueulent le plus et souhaitent du mal aux autres sont généralement ceux qui en font le moins. C’est tout dire…

 

L’humilité ne consiste pas à se considérer comme inférieur, mais à être affranchi de l’importance de soi. ~ Matthieu Ricard

 

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Elections législatives: Un troisième tour pour les animaux et la planète

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Historiquement parlant, les élections législatives sont généralement boudées par les électeurs au profit des élections présidentielles qui ont elles-même un fort taux d’abstention. Pourtant, de ces 20 dernières années, les élections législatives du 11 et 18 Juin 2017 seront probablement les plus importantes que nous ayons eu depuis très longtemps si nous voulons des progrès pour les animaux et la planète.

Je suis particulièrement en colère contre le journaliste « antispéciste » Aymeric Caron pour s’être abstenu de voter au premier tour des élections présidentielles et de ne pas avoir appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon. Sa notoriété aurait probablement énormément aidé vu que Jean-Luc Mélenchon ne s’est retrouvé qu’à 600 000 voix du second tour. Ma colère envers Aymeric Caron vient notamment du fait que sa raison est que Mélenchon n’est pas « antispéciste » (il le dit sur sa page Facebook). Ce sont une remarque et une position hallucinantes lorsque l’on considère que:

  1. Jean-Luc Mélenchon n’a jamais prétendu être antispéciste et
  2. que la position de M. Caron envers Jean-Luc Mélenchon coute chère aux animaux et aux arbres qui se contrefichent de savoir si il est parfait mais si son programme va faire une différence pour eux (bien sur les arbres peuvent en témoigner encore moins que les animaux mais vous savez ce que je veux dire).

Je considère donc que M. Caron, de part sa position a considérablement désservi la cause animale et il s’étonne maintenant de la réaction de colère à son égard de la part de nombreux végans et militants animalistes sur sa page et choisit d’y répondre avec, il semble, (fausse?) incompréhension. Soit il est stupide (et je ne le pense pas), soit il se sent stupide et choisit de contourner (en bon journaliste typique de ce journalisme médiocre qui pullule sur nos programmes télé) sa propre incohérence pour ne pas passer pour un idiot.

Histoire de prouver qu’il est à coté de la plaque, il a publié deux articles dans le journal Libération; l’un appelant La France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon à investir des candidats du Parti Animaliste pour défendre les animaux et l’autre pour se plaindre que l’ex-torera Marie Sara soit investie par La République En Marche! et donc Macron (un peu tard non?).

Je suis évidemment d’accord avec l’idée que des candidats animalistes puissent être investis. Ils nous faut urgemment des députés pro-animaux à l’Assemblée Nationale pour porter cette cause. Cependant, Aymeric Caron ne semble pas avoir réalisé que le Parti Animaliste n’est pas plus antispéciste que la France Insoumise et, la position du parti étant animaliste et rien d’autre, ses candidats n’accepteront jamais de porter le programme de la France Insoumise (ce qui est requis de tout candidat se présentant en tant que FI). De plus, même si le programme du parti contient des mesures abolitionistes comme la fin des corridas et des animaux dans les cirques, il ne remet pas en cause le spécisme de notre société, tel que défini justement dans le livre « antispéciste » du dit M. Caron. Faut-il qu’il réécrive son livre pour redéfinir l’antispécisme? Ou bien a-t-il eu peur que Mélenchon vienne lui prendre plus d’impots avec sa révolution fiscale? Je l’ignore mais je le trouve en tout cas d’une hypocrisie inouie.

Maintenant que j’ai dit ce que je pensais de notre cher défenseur de la cause animale, passons au sujet capital des législatives.

Deux positions s’offrent à nous: voter pour des candidats de La France Insoumise ou du Parti Animaliste. Ma position est claire: je voterai France Insoumise. Non pas que je pense du mal du Parti Animaliste, bien au contraire mais que, malheureusement, d’un point de vue statégique, Le Parti Animaliste ne sert absolument à rien dans les enjeux de ces élections.

Il faut bien comprendre que si nous laissons une majorité au président Macron et son premier ministre Edouard Philippe, nous courrons à la catastrophe sur tous les plans: sociaux, environnementaux et bien sur en ce qui concerne la cause animale. Ce gouvernement a quatre ministres pro-corrida, un premier ministre et un président pro-nucléaire, OGM, pesticides. Ils veulent casser le code du travail ce qui plongera encore plus de gens dans la misère (et au suicide, car c’est courant). Macron veut ramener les chasses présidentielles en bon monarque qu’il est. Et je ne parle même pas des retraites de nos parents (ou des notres) qui vont couler encore plus. Bref, ce gouvernement, SUR TOUS LES PLANS, est une horreur. Malheureusement, ce n’est pas le Parti Animaliste qui va changer cela. Par ailleurs, j’ai une vision globale de la société qui ne s’arrête pas soit uniquement aux humains, aux animaux non-humain ou juste à la planète. C’est un tout lié, interconnecté, indivisible. Changer un élement en change d’autres. C’est une loi de la biodiversité. Je ne vais pas m’étendre ici sur le pourquoi et comment tout est interconnecté sur notre planète si ce n’est recommander la lecture de « Nourrir La Paix » de Will Tuttle qui explique magnifiquement ce principe.

Pourquoi dois-je me préoccuper des législatives? me dirais-vous. C’est très simple. Si la France Insoumise obtient une majorité à l’Assemblée Nationale (autrement dit 289 sièges sur 577), elle aura les moyens de bloquer énormément de mesures du gouvernement Macron mais aussi de faire avancer les mesures de L’Avenir en Commun, le programme de La France Insoumise. Et pour ceux qui ne le savent pas encore (ha bon?), la FI a énormément de bonnes choses prévues pour les animaux.

Voter pour la France Insoumise aux législatives peut permettre qu’elle soit majoritaire et donc permettre de faire ce qui suit (et qui était prévu par le candidat Mélenchon): déclencher un référendum pour une VIème république qui permettrait de mettre la Règle Verte dans la Constitution ainsi que les animaux et donc de pouvoir y mettre le droit pour les animaux de ne pas être considérés comme des objets et à ne plus souffrir (et donc à plus long terme de faire interdire des horreurs comme la corrida ou les combats de coqs parce qu’elles deviendront anti-constitutionnelles), éliminer l’élevage industriel, autrement dit sortir 98% des animaux exploités et tués pour leur chair, leur lait, leurs oeufs etc, de la pire forme d’élevage qui existe. Bien sur ce n’est pas la fin de l’élevage mais cela veut cependant dire que pour avoir une agriculture paysanne comme le prévoit la FI signifie une énorme réduction du nombre d’animaux exploités et tués, chose impossible tant que l’élevage industriel et l’agriculture chimique existent. Cela veut également dire que des mesures comme l’interdiction des animaux dans les cirques, les alternatives à l’expérimentation animale seraient également possibles. Et n’oublions pas que beaucoup de végans ont compté sur le vote Jean-Luc Mélenchon pour faire enfin avancer la cause animale d’un grand bon.

Aussi important à remarquer: chaque candidat de la FI signe la charte d’Anticor, autrement dit contre la corruption qui rend possible la révocation des élus, chose prévue dans le programme et dans une nouvelle Constitution. Autrement dit, quel que soit le candidat qui soit dans votre circonscription, vous votez pour quelqu’un qui doit s’efforcer d’appliquer le programme L’Avenir en Commun, et rien d’autre!

Nous n’aurons peut-être jamais une opportunité comme celle ci à nouveau! Donc ces élections législatives, votons en masse pour casser les pieds le plus possible à ce gouvernement minable et mettons un maximum d’insoumis à l’Assemblée Nationale!

 

 » Que répondez-vous à ceux qui disent, qu’il y a des problèmes plus urgents à traiter que la cause animale ?
JLM: La question ne se pose pas de cette façon. Il faut en effet identifier en quoi la cause animale traverse plusieurs sujets fondamentaux pour notre avenir : la considération des animaux avec respect va de pair avec le souci d’une société apaisée, en harmonie, dont le logo du mouvement France insoumise est le symbole. C’est aussi un élément essentiel de la préservation de notre écosystème et enfin, de la qualité de notre alimentation. »

(extrait des réponses à Béatrice Majewski, Téléstar)

Charlotte Girard (coordinatrice du programme de la FI) sur la position de la France Insoumise concernant la corrida: « Notamment, je souligne que notre candidat a repris notre proposition de faire rentrer les animaux dans la Constitution. Dès lors, une partie de l’arsenal législatif actuel deviendra caduque ; il suffira soit d’abroger les lois qui seront devenues anti-constitutionnelles, soit d’attaquer en justice les lois qui tomberont une à une, car anti-constitutionnelles. Dès lors, dans un horizon de trois ans maximum, si la volonté d’abolition est vraiment majoritaire dans ce pays, nous aurons une Constitution et un arsenal législatif qui mettra fin aux corridas.« 

 

Sources:

 

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