« C’est quoi le Véganisme? » en un livre

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C’est avec un énorme plaisir que je vous annonce la publication de mon premier livre aux Editions Trédaniel Le Courrier du Livre: « C’est quoi le Véganisme? De la théorie à la pratique pour un mode de vie 100% éthique » que je sais beaucoup attendaient.

Ce livre ne se contente pas uniquement de partager ce que nombre d’autres auteur-es ont put dire sur les conditions d’exploitation des animaux mais j’essaie de mettre en lumière également l’histoire de ce mouvement de libération animale qui est ancien, ses origines politiques et sociales, ainsi que d’offrir un guide, que j’ai souhaité le plus simple possible, à tout ceux qui soit, sont déjà en transition vers un mode de vie plus éthique, soit veulent aller encore plus loin. Il est aussi l’occasion de briser des mythes qui continuent à être disséminés notamment dans les médias et la presse.

Je vous conseille de lire l’article que j’ai publié sur l’excellent site « Les 1001 vies » où j’y développe mon approche.

Vous pouvez commander le livre de diverses manières. Tout d’abord, si cela est plus simple pour vous, vous pouvez le trouver sur Amazon.fr et la FNAC.

Pour des raisons éthiques, si vous pouvez le commander dans une petite librairie indépendante, regardez ce site: LesLibrairies.fr

Et il y a bien sûr le site de l’Editeur, le formidable Courrier du Livre, sans qui ce livre n’existerait pas: Guy Trédaniel Editeur -Le Courrier du Livre

Et en dernier lieu, si vous ne le trouvez pas dans votre librairie indépendante locale, ils commanderont le livre pour vous.

Cher Jean-Pierre…

Jean-Pierre Garrigues à la manif de Rodhilan en Octobre 2015
Jean-Pierre Garrigues à la manif de Rodhilan en Octobre 2015 (photo personnelle)

 

Il y a environ 1 an, tu m’as invité à te rencontrer à Alès après que j’eu accepté ton invitation à me joindre au travail du CRAC Europe. Je ne t’avais jamais parlé, seulement croisé durant les combats menés lors des manifestations contre les tortionnaires de la tauromachie.

Nous avons parlé longuement, tu m’as offert un café, et surtout tu m’as accordé ta confiance. Cela, je ne l’oublierai jamais.

Je suis engagée dans la cause animale, notamment, depuis environ 10 ans. J’ai côtoyé des centaines de militants, des leaders de la cause animale de nombreux pays ici et outre Atlantique. Peu ont laissé une trace mémorable dans mon esprit vue la superficialité souvent intéressée et souvent tristement peu sincère de leur engagement pour les animaux non-humains.

Tu étais clairement différent: désintéressé, sincère, bon, humain, et surtout tu plaçais le combat pour les taureaux au-dessus des égos, au-dessus du tiens. C’est une chose très rare dans l’univers animaliste de rencontrer une personnalité à la fois charismatique mais sans orgueil, quelqu’un avec un grand cœur pour les animaux et les humains. Peu de gens possèdent les vertus de militant totalement engagé mais qui ne cherche pas à évincer les autres pour se promouvoir lui-même mais qui, au contraire, aime l’unité.

Jean-Pierre, tu faisais partie de ce très petit cercle de grands leaders. A titre personnel, je n’ai pas oublié l’adorable petit cadeau que tu m’as envoyé Noël dernier et que je conserve précieusement.

J’ai appris beaucoup à ton contact: la détermination, la gentillesse, le dévouement à une grande cause mais aussi aux autres. Même lorsque tu étais malade, tu prenais le temps de nous servir chez toi pendant que nous nous régalions des merveilles culinaires de ton épouse Coloma. J’en garde de très bons souvenirs.

Parce que mes convictions profondes font que je considère la mort uniquement comme un passage, je suis convaincue que je te reverrai, prêt encore et toujours à défendre les opprimés. Lorsque ce sera le cas, compte sur moi comme les taureaux ont pu compter sur toi.

Paix à ton âme. Avec toute mon affection. Ce n’est qu’un au revoir.

 

Jean-Pierre Garrigues (1964-2017) pour toujours dans nos cœurs.

 

Elections législatives: Un troisième tour pour les animaux et la planète

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Historiquement parlant, les élections législatives sont généralement boudées par les électeurs au profit des élections présidentielles qui ont elles-même un fort taux d’abstention. Pourtant, de ces 20 dernières années, les élections législatives du 11 et 18 Juin 2017 seront probablement les plus importantes que nous ayons eu depuis très longtemps si nous voulons des progrès pour les animaux et la planète.

Je suis particulièrement en colère contre le journaliste « antispéciste » Aymeric Caron pour s’être abstenu de voter au premier tour des élections présidentielles et de ne pas avoir appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon. Sa notoriété aurait probablement énormément aidé vu que Jean-Luc Mélenchon ne s’est retrouvé qu’à 600 000 voix du second tour. Ma colère envers Aymeric Caron vient notamment du fait que sa raison est que Mélenchon n’est pas « antispéciste » (il le dit sur sa page Facebook). Ce sont une remarque et une position hallucinantes lorsque l’on considère que:

  1. Jean-Luc Mélenchon n’a jamais prétendu être antispéciste et
  2. que la position de M. Caron envers Jean-Luc Mélenchon coute chère aux animaux et aux arbres qui se contrefichent de savoir si il est parfait mais si son programme va faire une différence pour eux (bien sur les arbres peuvent en témoigner encore moins que les animaux mais vous savez ce que je veux dire).

Je considère donc que M. Caron, de part sa position a considérablement désservi la cause animale et il s’étonne maintenant de la réaction de colère à son égard de la part de nombreux végans et militants animalistes sur sa page et choisit d’y répondre avec, il semble, (fausse?) incompréhension. Soit il est stupide (et je ne le pense pas), soit il se sent stupide et choisit de contourner (en bon journaliste typique de ce journalisme médiocre qui pullule sur nos programmes télé) sa propre incohérence pour ne pas passer pour un idiot.

Histoire de prouver qu’il est à coté de la plaque, il a publié deux articles dans le journal Libération; l’un appelant La France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon à investir des candidats du Parti Animaliste pour défendre les animaux et l’autre pour se plaindre que l’ex-torera Marie Sara soit investie par La République En Marche! et donc Macron (un peu tard non?).

Je suis évidemment d’accord avec l’idée que des candidats animalistes puissent être investis. Ils nous faut urgemment des députés pro-animaux à l’Assemblée Nationale pour porter cette cause. Cependant, Aymeric Caron ne semble pas avoir réalisé que le Parti Animaliste n’est pas plus antispéciste que la France Insoumise et, la position du parti étant animaliste et rien d’autre, ses candidats n’accepteront jamais de porter le programme de la France Insoumise (ce qui est requis de tout candidat se présentant en tant que FI). De plus, même si le programme du parti contient des mesures abolitionistes comme la fin des corridas et des animaux dans les cirques, il ne remet pas en cause le spécisme de notre société, tel que défini justement dans le livre « antispéciste » du dit M. Caron. Faut-il qu’il réécrive son livre pour redéfinir l’antispécisme? Ou bien a-t-il eu peur que Mélenchon vienne lui prendre plus d’impots avec sa révolution fiscale? Je l’ignore mais je le trouve en tout cas d’une hypocrisie inouie.

Maintenant que j’ai dit ce que je pensais de notre cher défenseur de la cause animale, passons au sujet capital des législatives.

Deux positions s’offrent à nous: voter pour des candidats de La France Insoumise ou du Parti Animaliste. Ma position est claire: je voterai France Insoumise. Non pas que je pense du mal du Parti Animaliste, bien au contraire mais que, malheureusement, d’un point de vue statégique, Le Parti Animaliste ne sert absolument à rien dans les enjeux de ces élections.

Il faut bien comprendre que si nous laissons une majorité au président Macron et son premier ministre Edouard Philippe, nous courrons à la catastrophe sur tous les plans: sociaux, environnementaux et bien sur en ce qui concerne la cause animale. Ce gouvernement a quatre ministres pro-corrida, un premier ministre et un président pro-nucléaire, OGM, pesticides. Ils veulent casser le code du travail ce qui plongera encore plus de gens dans la misère (et au suicide, car c’est courant). Macron veut ramener les chasses présidentielles en bon monarque qu’il est. Et je ne parle même pas des retraites de nos parents (ou des notres) qui vont couler encore plus. Bref, ce gouvernement, SUR TOUS LES PLANS, est une horreur. Malheureusement, ce n’est pas le Parti Animaliste qui va changer cela. Par ailleurs, j’ai une vision globale de la société qui ne s’arrête pas soit uniquement aux humains, aux animaux non-humain ou juste à la planète. C’est un tout lié, interconnecté, indivisible. Changer un élement en change d’autres. C’est une loi de la biodiversité. Je ne vais pas m’étendre ici sur le pourquoi et comment tout est interconnecté sur notre planète si ce n’est recommander la lecture de « Nourrir La Paix » de Will Tuttle qui explique magnifiquement ce principe.

Pourquoi dois-je me préoccuper des législatives? me dirais-vous. C’est très simple. Si la France Insoumise obtient une majorité à l’Assemblée Nationale (autrement dit 289 sièges sur 577), elle aura les moyens de bloquer énormément de mesures du gouvernement Macron mais aussi de faire avancer les mesures de L’Avenir en Commun, le programme de La France Insoumise. Et pour ceux qui ne le savent pas encore (ha bon?), la FI a énormément de bonnes choses prévues pour les animaux.

Voter pour la France Insoumise aux législatives peut permettre qu’elle soit majoritaire et donc permettre de faire ce qui suit (et qui était prévu par le candidat Mélenchon): déclencher un référendum pour une VIème république qui permettrait de mettre la Règle Verte dans la Constitution ainsi que les animaux et donc de pouvoir y mettre le droit pour les animaux de ne pas être considérés comme des objets et à ne plus souffrir (et donc à plus long terme de faire interdire des horreurs comme la corrida ou les combats de coqs parce qu’elles deviendront anti-constitutionnelles), éliminer l’élevage industriel, autrement dit sortir 98% des animaux exploités et tués pour leur chair, leur lait, leurs oeufs etc, de la pire forme d’élevage qui existe. Bien sur ce n’est pas la fin de l’élevage mais cela veut cependant dire que pour avoir une agriculture paysanne comme le prévoit la FI signifie une énorme réduction du nombre d’animaux exploités et tués, chose impossible tant que l’élevage industriel et l’agriculture chimique existent. Cela veut également dire que des mesures comme l’interdiction des animaux dans les cirques, les alternatives à l’expérimentation animale seraient également possibles. Et n’oublions pas que beaucoup de végans ont compté sur le vote Jean-Luc Mélenchon pour faire enfin avancer la cause animale d’un grand bon.

Aussi important à remarquer: chaque candidat de la FI signe la charte d’Anticor, autrement dit contre la corruption qui rend possible la révocation des élus, chose prévue dans le programme et dans une nouvelle Constitution. Autrement dit, quel que soit le candidat qui soit dans votre circonscription, vous votez pour quelqu’un qui doit s’efforcer d’appliquer le programme L’Avenir en Commun, et rien d’autre!

Nous n’aurons peut-être jamais une opportunité comme celle ci à nouveau! Donc ces élections législatives, votons en masse pour casser les pieds le plus possible à ce gouvernement minable et mettons un maximum d’insoumis à l’Assemblée Nationale!

 

 » Que répondez-vous à ceux qui disent, qu’il y a des problèmes plus urgents à traiter que la cause animale ?
JLM: La question ne se pose pas de cette façon. Il faut en effet identifier en quoi la cause animale traverse plusieurs sujets fondamentaux pour notre avenir : la considération des animaux avec respect va de pair avec le souci d’une société apaisée, en harmonie, dont le logo du mouvement France insoumise est le symbole. C’est aussi un élément essentiel de la préservation de notre écosystème et enfin, de la qualité de notre alimentation. »

(extrait des réponses à Béatrice Majewski, Téléstar)

Charlotte Girard (coordinatrice du programme de la FI) sur la position de la France Insoumise concernant la corrida: « Notamment, je souligne que notre candidat a repris notre proposition de faire rentrer les animaux dans la Constitution. Dès lors, une partie de l’arsenal législatif actuel deviendra caduque ; il suffira soit d’abroger les lois qui seront devenues anti-constitutionnelles, soit d’attaquer en justice les lois qui tomberont une à une, car anti-constitutionnelles. Dès lors, dans un horizon de trois ans maximum, si la volonté d’abolition est vraiment majoritaire dans ce pays, nous aurons une Constitution et un arsenal législatif qui mettra fin aux corridas.« 

 

Sources:

 

© Copyright Mai 2017 – Vegan EmpowermentFrancophone / Veronique Perrot – Tout droits réservés. Toute utilisation et/ou publication non-autorisée de ce matériel sans l’autorisation verbale ou écrite de cette auteur et/ou de cette propriétaire est strictement interdite. Des extraits ou des liens peuvent être utilisés si un crédit clair et complet est donné avec une direction spécifique et appropriée vers le contenu original.

 

Commentaires sur l’article sur le Véganisme d’Audrey Fisné (Figaro du 24 Aout 2016)

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Note : ce courrier a été envoyé au journal Le Figaro le 24 Aout 2016.

 

Je tiens à féliciter le journal Le Figaro pour son article du 24 Aout 2016 sur le Véganisme. Après Paris-Match, Libération et un certain nombre d’autres journaux qui on eux aussi rédigé d’excellents articles sur ce mouvement, cela fait plaisir de voir un autre grand journal adresser ce sujet.

En tant que végane depuis 10 ans, j’aimerai cependant aborder certains points de l’article d’Audrey Fisné. Tout d’abord votre titre de couverture (qui a bien sur attiré mon attention) : « Après les végétariens et les végétaliens, la mode du véganisme ». J’apprécie que vous fassiez une distinction entre végétariens, végétaliens et véganes, étant donné les différences qui existent entre les trois groupes. En effet, les végétariens évitent toute chair animale (y compris les poissons que beaucoup assimilent encore à des plantes qui nagent). Les végétaliens ne mangent aucun produit d’origine animale, y compris les sous-produits comme la gélatine (qui vient des cochons et que l’on trouve notamment dans les bonbons), les œufs ou le miel.

Le véganisme, cependant, est une note au dessus de tout l’aspect alimentaire et votre mention de « mode » est à ce titre une identification incorrecte de ce que ce mot signifie. Le mot lui-même, inventé dans les années 40 par le militant britannique Donald Watson (fondateur de la première Société Végane au monde) est effectivement récent. Cependant, l’éthique elle-même, car il s’agit d’une éthique, remonte très loin (si ce n’est sous des noms différents comme Pythagoriciens, d’après Pythagore, végétarien lui-même). Dans certains temples bouddhistes de tradition zen en Corée, par exemple, il se pratique dans son sens éthique depuis plus de 600 ans. En France, on peut noter historiquement les Cathares, Chrétiens végétariens, qui ont été persécutés. Mais passons.

Le véganisme est avant tout une éthique de non-violence envers toutes les espèces (y compris l’espèce humaine) et donc un rejet (antispécisme) de la discrimination basée sur l’espèce et de la violence faite à d’autres êtres sentients (= qui ont le désir de vivre, peuvent souffrir, penser, avoir des émotions, etc., tel que cela est reconnu maintenant par de plus en plus de scientifiques). Ce n’est donc pas une « mode » mais une reconnaissance de plus en plus grande de nos responsabilités envers nos concitoyens terriens (eux aussi) mais aussi la planète. On sait (et c’est reconnu par l’ONU et le World Watch Institute) que l’élevage (y compris les petits élevages) est la cause numéro 1 du dérèglement climatique, de la pollution de l’eau, de la déforestation (notamment pour le soja transgénique – OGM – et le broutage de ces animaux au Brésil pour nourrir les animaux d’élevage des pays occidentaux, notamment la France, première importatrice de soja OGM en Europe), entre autres dégradations écologiques.

Le végétarisme et le végétalisme sont des pratiques alimentaires telles que vous les décrivez très bien dans l’article. Le véganisme est tout ce que j’ai cité plus haut.

Votre article note aussi très justement le problème de la pensée cartésienne qui « pollue » encore la pensée des gens et les gardent ignorants de qui sont vraiment les animaux non-humains. En effet, «l’animal-machine », ce terme honteux pour décrire un être pensant doit enfin être jeté dans les oubliettes de l’histoire avec toutes les « sciences » dépassées. Il n’a plus sa place au 21ème siècle ou les enfants, si ils étaient éduqués pour, sauraient réellement que nos chiens et chats ne sont pas les seuls avec une personnalité.

Pour revenir sur l’aspect santé de l’article, ce qui est évidemment important bien sur, il est à noter que de plus en plus de très bon livres de cuisine expliquent comment faire des fromages végétaux et autres délicieux plats végétaliens, que les recettes végétaliennes se comptent par millier sur Internet. A noter également que la France est riche en marché de fermiers (contrairement aux Etats-Unis ou j’ai vécu et dans lesquels, suivant l’endroit ou vous vivez, il peut même être difficile de trouver une tomate et encore moins une tomate bio). Manger végétalien est donc en fait facile. Comme me disait un ami, « c’est dur si vous pensez à vous-même, ça ne l’est pas si vous pensez aux animaux que vous épargnez. »

Comme le remarque avec justesse la sociologue Estiva Reus dans l’article, l’information sur la nutrition végétalienne doit contourner la médecine traditionnelle française encore encrée dans des mythes dépassés autour des recommendations alimentaires. La réponse du Dr Laurent Chevalier est un exemple type de l’ignorance (volontaire ?) des plus grandes études de ces 30 dernières années. Il serait temps que les médecins français réalisent que les deux plus larges académies de diététiciens au monde rassemblant plus de 60 000 experts en nutrition (sur le Canada et les Etats-Unis), ainsi que l’organisation PCRM (Physicians’ Commitee for Responsible Medicine) qui regroupe des milliers de médecins, s’accordent tous sur les bienfaits, à n’importe quel âge (y compris la grossesse) de l’alimentation 100% végétale. Si les médecins français prenaient le temps d’éplucher l’information scientifique et médicale de ces 30 dernières années (et on peut remonter jusqu’à il y a un siècle), ils seraient mieux à même d’aider ceux voulant se lancer sur une voix plus saine et éthique. Etre végétalien n’est pas se nourrir de Coca Cola et de frittes.

En tant qu’ex-diabétique pratiquement obèse à une époque de ma vie (je me suis guérie naturellement avec une alimentation complète et équilibrée 100% végétalienne et sans médicaments) et en tant que coach en santé holistique, mon expérience a démontré depuis le début que manger végétalien n’est ni compliqué, ni un casse tête nutritionnel, ni un « régime » dans lequel on compte ses calories. Il n’y a donc pas à avoir peur dès l’instant ou l’on s’éduque au minimum sur les bases importantes.

Ce qui me fait peur en revanche est qu’un français sur dix est maintenant obèse et un français sur quatre en surpoids (sources gouvernementales). Je trouve cela bien plus inquiétant que l’ultra rare végétalien pouvant avoir des carences sachant que les non végétaliens consomment trop de protéines (surtout animales), souffrent de carences en fer, B12 et calcium (malgré tout les produits laitiers qu’on leur dit de consommer et  qui sont en fait néfastes pour la santé), problèmes qui ont plus avoir avec notre alimentation industrialisée qu’autre chose. Les végétaliens, dans leur majorité, sont très bien éduqués sur les questions nutritionnelles justement parce qu’on leur répète constamment le possible manque nutritionnel (un mythe).

Comme le disait le professeur T. Colin Campbell, auteur de la plus grande étude épidémiologique au monde sur le lien entre nutrition et maladies chroniques, « Il n’y a rien dans les produits animaux que l’on ne trouve pas dans les plantes. » Et c’est quelqu’un qui a grandit dans une ferme laitière, produit du lait bovin et cru pendant longtemps que les protéines animales étaient la « panacée », pas exactement un militant animaliste.

Il est donc urgent que la France (et son corps médical) rejoignent l’Allemagne, l’Angleterre, l’Israël, l’Espagne, l’Italie, les Etats-Unis et bien d’autres pays plus en avance qui ont sérieusement entamé une discussion sérieuse sur toutes les questions citées dans ce texte pour enfin renoncer à « l’homme-machine » pour aller vers « l’homme antispéciste ».

Encore merci pour cet article.

 

Véronique Perrot

Coach certifiée en santé holistique végane

 

Photo: Vegan – http://www.pixabay.com

Lien à l’article: Le Véganisme, une pratique alimentaire qui grignote du terrain. Pour lire l’article entier, il faut se producer la version imprimée du quotidien.

 

© Copyright Septembre 2016 – Vegan EmpowermentFrancophone / Veronique Perrot – Tout droits réservés. Toute utilisation et/ou publication non-autorisée de ce matériel sans l’autorisation verbale ou écrite de cette auteur et/ou de cette propriétaire est strictement interdite. Des extraits ou des liens peuvent être utilisés si un crédit clair et complet est donné avec une direction spécifique et appropriée vers le contenu original.

 

Entretien avec le Dr. Will Tuttle Ph.D., Auteur du best-seller international « Nourrir La Paix » (The World Peace Diet)

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Avec Will et Madeleine Tuttle à Genève

VP: Vous être très connu internationalement dans les communautés végétariennes et véganes et vous avez reçu de nombreux prix. Pourriez-vous nous parler un peu de vous étant donné que vous n’êtes pas encore très connu en France.

Will: Mon épouse Madeleine (ndlr : Madeleine est une artiste visionnaire d’origine Suisse qui crée des peintures d’animaux) et moi-même avons voyagé pendant plus de 20 ans pour présenter de 100 à 150 conférences annuellement pour promouvoir le mode de vie végane à travers l’Amérique du Nord, ainsi qu’en Europe, Asie et Australie. Je suis un végane en pleine santé et plein de joie depuis maintenant 35 ans et je suis surtout connu pour le livre que j’ai écris, « Nourrir la Paix » (The World Peace Diet), qui a été publié dans 15 langues. Plus tôt dans ma vie, j’ai été moine bouddhiste dans la tradition Zen en Corée, and je me suis ensuite tourné vers l’éducation, avec un doctorat de l’Université de Californie à Berkeley, avec une spécialisation pour l’enseignement de l’intuition (et très fortement influencé par Bergson). Je suis également un pianiste et compositeur professionnel.

Beaucoup d’autres personnes (comme vous Véronique !) contribuent aussi de manières très belles à la (r)évolution végane bienveillante qui est en train de se produire. « Nourrir la Paix » est un livre unique dans le sens qu’il donne vraiment une image complète des ramifications de notre mauvais traitement routinier des animaux pour la nourriture, et inclut le spirituel, l’émotionnel, le culturel, l’historique, la santé, l’écologie, et d’autres dimensions, pour que les gens puissent saisir à la fois l’énormité du problème mais aussi l’opportunité qui s’offre à nous aujourd’hui. Lorsque de plus en plus de gens deviendront véganes, nous verrons une transformation massive et positive vers la santé, le bonheur, la durabilité écologique, et la créativité culturelle. Rien n’est plus important pour chacun que de faire un effort important pour comprendre les ramifications de nos choix alimentaires. C’est pourquoi, je crois, les ventes de « Nourrir la Paix » ont été si fortes (ndlr : le livre a été numéro 1 sur Amazon.com en Mars 2010 notamment) and pourquoi il continue à être publié à travers le monde ainsi que dans d’autres langues.

VP: Votre livre “Nourrir la Paix” est un best-seller international important et est enfin traduit en Français (ndlr : aux Editions l’Age d’Homme). Qu’est qui vous a donné l’idée de l’écrire ?

Will: En écrivant “Nourrir la Paix”, une des mes inspirations était de ramener le sujet de la maltraitance animale de notre culture pour la nourriture et autres produits de la périphérie des préoccupations culturelles au centre de celles-ci – pour aider les gens à comprendre que la mentalité de violence requise par une simple action– manger – est le tourbillon incontrôlable, caché au cœur de notre culture, et que cela génère les crises et problèmes auxquels nous faisons face individuellement et collectivement. Passer à un régime végétalien pour des raisons éthiques est une déclaration spirituelle ultime dans une société telle que la notre où nous tuons de manière routinière et sans relâche des centaines de millions d’animaux chaque jour pour la nourriture. Je pense qu’il est essentiel d’amener une dimension spirituelle au mouvement végane. Ceci est la fondation de l’éthique, de la justice et du mode de vie végane – un éveil de notre compassion et sagesse inhérente qui questionne la déconnection endoctrinée que nos rituels alimentaires nous imposent culturellement, et de changer notre comportement pour refléter nos valeurs humaines naturelles et profondes de respect, de coopération et de l’aide aux autres. Nous savons tous que nous récoltons ce que nous semons, et nous savons tous que les animaux non-humains sont capables de souffrance.

Devenir végane est à la fois la cause et l’effet de l’évolution spirituelle. Quand nous nourrissons nos corps avec des aliments végétaliens complets et biologiques, nous nous nettoyons intérieurement, et notre esprit ainsi que nos émotions deviennent plus calmes, et nous commençons naturellement à sentir et comprendre directement l’interconnectivité de toute vie. Cette compréhension essentielle vie en nous tous et attend d’être éveillée. Ceci est la voix spirituelle sur laquelle nous marchons, que nous le sachions ou pas, et c’est intimement connecté au mode de vie végane. Quand nous voyageons et parlons avec des gens autour du monde, nous entendons beaucoup ceci: de nombreuses personnes nous disent qu’en étant devenues véganes, des changements internes surprenants se sont produits et qu’ils se sentent plus confiants, plus calmes, en paix, et en même temps qui sont beaucoup plus conscients de la violence sous-jacente et trompeuse de notre culture. Il y a beaucoup plus sur ce sujet bien sur dans « Nourrir la Paix ».

VP: Etant votre étudiante (ndlr : Will a un programme en Anglais avec certification pour ceux qui veulent approfondir le message de son livre), j’ai lu votre livre plusieurs fois et mon chapitre préféré est celui sur Sophia. Pouvez-vous expliquer un peu le concept de ce chapitre ?

Will: Oui, le chapitre 7 s’appelle “La domination du féminin » et cite deux exemples : la poule et la vache. « Dominer les autres requiert que nous nous déconnections d’eux. » Les humains dominant les animaux mais aussi les hommes dominant les femmes : cette mentalité de domination est probablement la plus grande erreur que les humains commettent. Cela joue sur les relations entre hommes et femmes, mais aussi de bien d’autres manières. La domination requière déconnection mais aussi réduction. La plupart des femmes comprennent ce que c’est que d’être regardées comme un morceau de « viande » et en tant qu’hommes, on nous enseigne dès un très jeune âge à regarder les femmes de cette manière, de même que nous regardons aussi certains animaux de la sorte. Je ne dirais pas, cependant, qu’il est facile pour notre espèce de se déconnecter. On nous a forcés dans cette situation. Je me réfère à un aspect crucial de notre sagesse innée que j’appelle Sophia, qui était la déesse Grecque de la sagesse. Cette sagesse féminine sacrée est brutalement réprimée lorsque nous sommes forcés en tant qu’enfants à participer à des rituels de repas sur fond de sang et de violence. Nous devons nous rappeler de la férocité de la programmation ritualisée que nous avons tous endurés. Ceci est extrêmement puissant. Dès le moment ou nous lâchons le sein de notre mère, nous sommes forcés de manger la chair et les sécrétions d’animaux abusés dans les rituels les plus signifiants et sans relâches de notre culture : nos repas quotidiens. Le Véganisme est essentiellement la résurrection de la sagesse féminine de Sophia en chacun de nous, la sagesse qui protège la vie et prend soin de nos enfants ainsi que de la santé de nos communautés et de notre Terre.

VP: Pourriez-vous nous parler d’une histoire personnelle que vous relatez dans votre livre?

Will: Dans le chapitre 14 de “Nourrir la Paix”, je décris l’époque ou j’allais pêcher, attraper quelques poissons et que je les frappais à plusieurs reprises au sol pour les tuer. Avec le recul, 40 ans plus tard, je peux voir que ce fut un moment crucial de ma vie. J’étais un enthousiaste de la pêche dans ma jeunesse et j’étais toujours fier chaque fois que j’attrapais des poissons. Lorsque je suis allé pêcher dans un nouveau contexte de pélerinage spirituel à l’âge de 22 ans, j’ai soudainement vu la pêche sous une complète nouvelle lumière. J’ai vu la violence cruelle et froide de la supercherie et tromperie quand mes œillères sont tombées. J’ai soudainement ressenti de la compassion pour le poisson que je tuais ! Je n’ai jamais plus pêché et après environ deux mois, je n’ai plus jamais mangé de poisson de ma vie.

VP: Considérez-vous que la fondation pour un monde de paix commence avec notre nourriture?

Will: Nos repas de violence cachée sont en train de dévaster la Terre, en torturant des millions de beaux animaux sensibles chaque jour, et en laissant un désastre dans le champ intérieur de nos pensées et sentiments. Les guerres, les maladies, les névroses, les crimes que nous voyons autour de nous et en nous ont leurs genèses dans les guerres, les maladies, les névroses et les crimes violents que nous infligeons à des milliards d’animaux de manière routinière et complètement inutilement. Le sentiment basique de déresponsabilisation que beaucoup d’entre nous ressentons pour changer « le système » dérive directement de nos repas quotidiens qui sont des rituels qui nous gardent en tant qu’agents de domination de l’esclavage et la marchandisation, et nous met en esclavage nous-mêmes !

Je commence à voir un nombre de plus en plus grand d’entre nous qui “comprend” le message de “Nourrir la Paix” et qui le partage avec d’autres, et ceci est la fondation de la guérison de notre monde, de notre culture et de nous-mêmes. Nous continuerons à rester simplement hypocrites dans nos quêtes pour la paix, la justice, et la durabilité écologique jusqu’à ce que nous faisions les connections avec les animaux en tant qu’êtres méritant du respect et les animaux considérés comme produits sur nos assiettes. Lorsque nous nous alignerons de manière authentique avec notre vraie nature de compassion et de sagesse et partagerons cette prise de conscience et cette compréhension libératrice avec les autres, nous serons alors dignes de célébrer nos vies sur cette planète belle et abondante. J’encourage tout le monde à faire un effort pour comprendre les conséquences de nos choix de nourriture, d’enseigner une classe avec sa communauté sur le message de « Nourrir la Paix », et de partager le message de bonté, pas uniquement pour nous-mêmes, mais pour tous les êtres vivants des futures générations. Comme le dit le dicton, « Nous sommes ceux que nous avons attendus ! »

VP: Quel est le message central de votre livre?

Will: Le message essentiel de “Nourrir La Paix” est caché au cœur de notre culture et il s’agit de l’élevage des animaux pour la nourriture et autres produits. Cela demande que chaque personne née dans notre culture soit injectée avec une série de comportements et attitudes qui ne sont pas dans notre meilleur intérêt, et sont dévastateurs pour les animaux et les écosystèmes de la Terre. Certains aspects de cette série d’attitudes sont la mentalité de déconnexion que chaque repas requiert, ainsi qu’une mentalité de domination, élitisme, exclusivisme, et marchandisation d’autres êtres vivants et du monde vivant en général. Le Véganisme est le paradigme alternatif le plus puissant à la maladie interne et externe de notre culture, car ce n’est pas juste une théorie, c’est une pratique. Cela touche toutes les dimensions de notre vie : nos repas, nos vêtements, nos divertissements, et ultimement, la manière dont nous pensons aux autres dans notre vie. Le Véganisme est l’opposé polaire et transcendant de la culture occidentale et c’est ce qui finira par guérir enfin la mentalité violente, oppressive et suicidaire et tous ces malheurs sans fin en créant un nouveau monde de possibilités de liberté, d’égalité et de fraternité pour tous dont nous n’avons jamais rêvé jusqu’à présent. Cependant, nous n’avons pas à nous battre contre l’ancien paradigme! Cela nous donne plus de force ! Au lieu de ça, nous sommes appelés à nous concentrer sur les changements positifs que nous aspirons à voir et les intégrer en nous-mêmes dans nos pensées et comportements en les partageant de manière créative avec tout ceux que nous pouvons.

VP: L’Association Végétarienne de France s’est impliquée par rapport au sommet sur le climat à la Cop 21 de Paris. Quel message auriez-vous aimé donner aux participants de cette conférence sur le climat ?

Will: Victor Hugo est crédité pour avoir dit qu’il n’y a rien de plus puissant qu’une idée dont l’heure arrive. Il y a une évidence montante que le changement climatique global peut très bien amener une catastrophe inconcevable à l’humanité et la Terre durant le siècle prochain. Il se trouve que la force dominante derrière le changement climatique est également derrière la maladie humaine, la pollution de l’environnement, une massive cruauté envers les animaux et toute une vaste palette de dilemmes que nous essayons de résoudre. Le confinement routinier et l’abattage de millions d’animaux chaque jour pour la nourriture est une catastrophe et aurait du être explicitement adressée à la COP 21.

La cause du réchauffement climatique la plus ignorée est manger de la viande et des produits laitiers ; ceci est une grande source d’oxyde nitreux, un gaz à effet de serre 297 fois plus puissant que le dioxyde de carbone, ainsi que le gaz de méthane, qui lui est 30 fois plus puissant. La science est sans équivoque, et de plus, manger des animaux demande des quantités massives de combustibles fossiles, pompant du dioxyde de carbone directement dans l’atmosphère. Nous transportons plus de soixante dix pour cent de notre maïs, soja, avoine et autres céréales et légumineuses aux animaux, en pompant l’eau pour irriguer les champs, en manufacturant des millions de kilos de fertiliseurs et de pesticides à base de combustibles fossile et en enfermant et abattant des milliards d’animaux chaque année. Le résultat final de tout ça est que bien qu’il ne faille que deux calories de combustible fossile pour produire une calorie de protéine de soja et trois calories de blé et de maïs, cela prend 54 calories de combustible fossile pour produire une calorie de protéine de bœuf.

La force première derrière la déforestation est le pâturage du bétail et le défrichement des terres pour faire pousser du soja et autres légumineuses qui vont nourrir les poulets, cochons et poissons des fermes industrielles. Ceci est un contributeur majeur au changement climatique. De plus, soixante pour cent de nos poissons sont élevés industriellement causant une pollution de l’eau sévère et un dommage génétique à la population de poissons sauvages. Notre demande sans limite pour le poisson qui est utilisé pour nourrir les poissons, oiseaux et mammifères des élevages industriels a amené nos océans au bord de l’extinction. Alors que la menace de la déstabilisation du climat mondial continue de grandir, nous commencerons je l’espère à réaliser que l’action la plus effective pour réduire les émissions à effet de serre (et la pollution environnementale) est de réduire la consommation de viande et de produits laitiers.

La recherche a aussi révélé qu’acheter de la viande, des œufs ou des produits laitiers obtenus de manière locale n’a pas un impact significatif sur notre empreinte carbone. De même, comme le récent documentaire Cowspiracy le démontre, manger de la viande, des produits laitiers ou des œufs d’animaux élevés en « plein air » ou de manière « biologique » ne réduit pas substantiellement les émissions de gaz à effet de serre parce que les bovins élevés en plein air, par exemple, ne sont pas engraissés aussi rapidement que ceux des élevages industriels, ce qui cause une plus grande empreinte de gaz à effet de serre dans beaucoup de cas.

A leur crédit, de plus en plus de journalistes (ndlr: On peut citer Jane-Vellez Mitchell, Chris Hedges et Will Potter aux USA et Aymeric Caron en France notamment) se mettent en avant et encouragent les gens à réduire la consommation de viande et de produits laitiers pour sauver la Terre de la catastrophe climatique. Encourageons leur appel ! La situation est critique. Comme le Worldwatch Institute a crument conclu, “Il est devenu apparent que l’appétit humain pour la chaire animale est la force principale derrière chaque catégorie majeure de dommage écologique qui menace le futur de l’humanité. »

VP: Je sais que vous voyagez à travers le monde et que vous donnez des conférences devant des salles complètes. Quel message auriez-vous pour une audience Française ?

Will: Le message principal de “Nourrir la Paix” est de faire des connections essentielles que nous n’avons pas faites auparavant. On nous a tous appris à nous déconnecter et pratiquer cette déconnection à travers nos repas culturellement mandatés. Mon travail est d’adresser cette mentalité d’exclusion presque invisible et ses effets de plusieurs perspectives – l’historique, le psychologique, le social, le spirituel, et l’écologique. Ce que je dis n’est pas nouveau. Pythagore, Buddha, De Vinci, Tolstoï, Einstein, Schweitzer, Gandhi ainsi que beaucoup d’autres l’on dit également, mais plus comme des aphorismes. « Nourrir la Paix » est le premier livre à analyser les connections en profondeur et montrer une image globale de notre culture.

Je pense que les Français ont, de bien des manières, une affinité naturelle au message végane. Les Français sont connus pour le sens du respect de la nature et leur amour de la bonne cuisine et leur sensibilité aux aspects romantiques et aimants de la vie. Le mode de vie végane embrasse et nourrit toutes ces dimensions de notre vie et aussi contribue à des relations familiales et sociales plus saines. La Révolution Française a exemplifié l’idéalisme dont le peuple Français est capable et, encore une fois, le Véganisme est un dévouement profond et venant du cœur aux idéaux de liberté, d’égalité, de solidarité, et d’attention à l’autre, tout ce qui est historiquement cher au cœur du peuple Français. Il y a aussi une aspiration spirituelle qui a caractérisé beaucoup d’aspects de la culture Française. Pour évoluer spirituellement, nous sommes appelés à questionner les récits officiels de violence, et de comprendre notre programmation culturelle. Ceci a bien été enseigné par Voltaire, Rousseau, Pascal, Camus, Sartre, Hugo, de Beauvoir, Bergson, Comte, Teilhard de Chardin, Durkheim, Weil, et beaucoup d’autres philosophes et écrivains Français remarquables.

VP: Merci Will pour vos commentaires pleins d’inspiration. Y-a-t-il autre chose que vous aimeriez ajouter ?

Will: Jusqu’à ce que nous devenions conscients, il est difficile de changer mais en étant conscient, nous pouvons évoluer dans la sagesse et contribuer à un monde plus sain et plus harmonieux. « Nourrir la Paix » montre les racines de nos dilemmes de souffrance, cachés en pleine vue. Son message principal est que nous avons tous été dupés par notre conditionnement culturel en nous voyant comme essentiellement des prédateurs et qu’en mangeant sans relâche comme des prédateurs, nous avons créé des institutions économiques et sociales prédatrices qui causent beaucoup de souffrance. Quand nous nous éveillons à notre vraie nature, nous voyons clairement que notre plus grande joie et satisfaction vient en bénissant, coopérant, créant, donnant, encourageant, aimant, protégeant et en s’intéressant aux autres. Nous voyons notre interconnectivité avec tous les êtres vivants et nous nous éveillons aux vérités spirituelles profondes qui amènent à une liberté authentique.

Commentaires recueillis et traduits de l’anglais par Véronique Perrot – Novembre 2015.

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Sources:

© Copyright Janvier 2016 – Vegan EmpowermentFrancophone / Veronique Perrot – Tout droits réservés. Toute utilisation et/ou publication non-autorisée de ce matériel sans l’autorisation verbale ou écrite de cette auteur et/ou de cette propriétaire est strictement interdite. Des extraits ou des liens peuvent être utilisés si un crédit clair et complet est donné avec une direction spécifique et appropriée vers le contenu original.

Un poête anti-corrida

Lors du tractage pré-procès Rodhillan le 12 janvier, nous avons rencontré des gens intéressants et qui nous ont soutenus. Nous avons passé la journée à informer le public de Nîmes sur l’importance du procès des aficionados le 14 et 15 Janvier 2016.

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Lynchage par le maire de Rodhilan et ses potes.

Mais pour moi, la surprise fut de rencontrer un homme charmant qui, touché par les tracts sur les faits de Rodhilan et étant lui-même anti-corrida, s’est empressé de discuter avec moi de nos motivations, de nos combats pour les animaux et même de mon travail de coach végane. Ce n’est pas tous les jours que cela m’arrive dans une ville comme Nîmes.

Il me demanda une copie du tract, un stylo et me dit d’attendre. Je le vis alors entrer à l’intérieur du Carré d’Art, lieu dans lequel on pouvait trouver l’ignoble exposition « Viart » aka Musée itinérant des Tauromachies Universelles«  qui lie honteusement les grottes de Lascaux à la Tauromachie (mensonge historique flagrant et dénoncé par les historiens).

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Tract donné avant le procès

 

J’attendais ce monsieur un peu mystérieux pendant environ 10 minutes, temps pendant lequel je continuais à donner le tract aux passants. Il ressorti finalement, me rendit mon stylo et me demanda de lire ce qu’il avait écrit au dos.

C’était un poème anti-corrida! Avec sa permission, je le reproduis ici:

 

Corri-nada

Partis de nulle part

Vers d’autres ailleurs

lls ont fait succomber

Disent-ils pour le meilleur

Ceux qui ne voulaient pas tomber

Des coups portés à leur flanc

De part en part

Eux qui étaient beaux, innocents

Vaillants sous le soleil cruel…

L’habit de lumière porte en lui

Les désespérances au delà de ces vies

Otées au nom barbare de corrida

Ovationné si fort dans les arènes

Mais désormais la coupe est pleine

Plus besoin de ces fils de « Torquemada »

La lutte doit avoir lieu maintenant

Pour briser ces pratiques sauvages d’autres temps

André Philippe Arowas

Poète Nîmois

Je remercie donc André pour son soutien et sa poésie. J’aimerai qu’il y en ai plus comme lui.

Sources:

  • Tollé contre l’appropriation de LASCAUX par la corrida ! FLAC
  • NÎMES Exposition taurine : l’Alliance Anticorrida dénonce des “pressions” sur une enseignante – Objectif Gard
  • Procès du lynchage de Rodilhan les 14 et 15 janvier 2016 à Nîmes – CRAC Europe

 

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Les œufs: L’intérieur de la coquille

Avec Chloé à Gentle Barn (2013)
Avec Chloé à Gentle Barn (2013)

« Tout consommation d’œufs (comme toute consommation de produits laitiers) perpétue l’idée qu’il est moralement acceptable d’utiliser les animaux, et d’exploiter les systèmes reproducteurs féminins. Consommer des œufs de toutes poules envoie un message puissant et dangereux: Il normalise la pratique de contrôler et de marchandisation de l’organisme et des processus de reproduction féminin, et il légitime la pratique de l’élevage des animaux sensibles en tant que propriétés, pour exploiter leur chair et leur sécrétions dont nous n’avons pas de besoin biologique à consommer. » ~ Robert Grillo – Free from Harm

Le refrain spéciste: « Je ne mange pas des œufs industriels mais j’élève des poules et elles sont bien traitées, donc si elles ne souffrent pas, pourquoi je ne mangerais pas leurs œufs. »

Comme beaucoup de mythes de l’exploitation animale, le mythe de la poule « heureuse » et contente de « donner » ses œufs perdure dans l’entendement général. En tant que végane de longue date et sachant ce que sont les œufs, nutritionnellement, et surtout éthiquement, je crois qu’une petite revue de la vérité pour les accrocs d’ovaires animales s’impose.

Les origines des poules:

Les ancêtres des poules et des coqs ont vécu et vivent encore dans les forêts tropicales ou ils ont évolué depuis des milliers d’années. Leurs instincts sont formés à la liberté de mouvement dans des écosystèmes complexes et non dans des cages, jardins ou semblants de « nature » dans le poulailler de quelqu’un. La notion que les poules (qui n’ont rien perdu de leurs instincts malgré les manipulations génétiques faites par les humains) peuvent être « heureuses » dans la poulaillerie faite maison d’un éleveur amateur et encore moins d’une ferme industrielle est ridicule. Comme tous les êtres vivants, les poules veulent suivre leur nature et avoir une grande liberté de mouvement pour former des relations complexes et hiérarchiques normales pour elles et élever leurs bébés. L’orgueil humain qui pense toujours savoir ce qui est « bon » pour d’autres êtres sensibles est une fois de plus mal placé. Il dit prétentieusement que les poules ne sont là que pour « donner » des oeufs et c’est tout. Mais, comme les chiens et les chats (et tous les animaux de la planète), elles ont des charactères et personalités uniques et forment des relations avec les autres.

Il est notamment prouvé par toute personne ayant travaillé dans des sanctuaires d’animaux de fermes que les poules, une fois sorties de leur enfer (ou elles n’ont généralement connu que les cages depuis leur naissance) retrouvent rapidement leurs instincts naturels même si elles n’ont jamais été dans la nature. Et j’ai pu le constater moi-même en visitant le sanctuaire The Gentle Barn en Californie à plusieurs reprises.

Manger des œufs est du sexisme:

L’exploitation animale repose sur l’exploitation du système reproductif des animaux femelles. Les poules (et autres volailles), représentant 90% de la production mondiale, sont les femelles les plus exploitées pour leur système reproductif sur la planète. Dans un monde patriarcal, ce n’est pas une surprise. Ce que l’on fait aux animaux se fait tôt ou tard sur les humains. Vu que la majorité des animaux d’élevage sont femelles, est-ce donc étonnant que l’on voit autant de violence également envers les femmes dans le monde? Tout est connecté. Une mentalité (originellement masculine) d’exploitation de la vie animale est automatiquement appliquée à l’être humain. Les mâles, bien entendu, sont tués à la naissance (dans l’élevage pour les œufs) pendant que d’autres (manipulé génétiquement différemment) sont élevés pour leur chair. Mais il n’en reste pas moins que la grande majorité des animaux mâles ne sont d’aucune utilité pour l’être humain (donc tués) dans sa mentalité élitiste d’exploitation et que ce sont principalement les femelles qui sont exploitées, mutilées (coupage des becs, etc.) et souffrent le plus longtemps.

Pondre un seul oeuf représente un très gros effort physique pour une poule car c’est entre 24 et 26 heures de travail physique. Pour chaque œuf produit, une poule perd 10% du calcium logé dans ses os (qui sert à la formation de la coquille) et donc, dans la nature, les poules sauvages pondent seulement entre 6 et 15 œufs par an et uniquement au printemps. On est à milles lieues de l’intense demande qui est faite sur elles 365 jours par ans et 24 heures sur 24 pour produire quelque chose qui n’a rien à faire dans le corps humain. Et c’est aussi pourquoi les os des poules d’élevages se cassent facilement. Elles souffrent d’énormes problèmes d’ostéoporose dus à la perte du calcium et cela tue entre 30 et 35 % d’entre elles dans les élevages industriels.

L’industrie massacre globalement chaque année 6 milliards de bébés mâles. Et même si des pays comme l’Allemagne arrêtent de les broyer (ce qui est évidemment plus « humain »), c’est une goute dans un océan de violence. Arrêter de broyer ces bébés est évidemment moins cruel mais cela ne va que rassurer les consommateurs sur l’idée que manger des œufs est maintenant « plus humain » et donc leur donner une excuse de plus pour continuer à les manger. Cela n’aide pas les animaux globalement car ils restent toujours exploités futilement et sans nécessité.

Les bébés que les gens veulent élever dans leur jardin viennent de plus des mêmes couvoirs industriels que leurs frères et sœurs de l’industrie. Autrement dit, en achetant des poussins de ces couvoirs, on donne de l’argent à une industrie qui tue des millions de poussins mâles chaque année et n’est rien d’autre qu’une usine à bébés. En quoi est-ce donc éthique?

De plus quelle est réellement la motivation psychologique des gens qui veulent avoir des poules? Comme le dit mon ami et écrivain Charles Horn:

«Si le désir est là pour manger les œufs, est-ce que cela va consciemment ou inconsciemment aller dans la décision d’adopter en premier lieu? Si oui, l’intention n’a jamais été uniquement de fournir un refuge; c’était aussi une intention d’exploitation. »

Péritonite de jaune d'œuf
Péritonite de jaune d’œuf

« Si les choses se versant de cette poule (photographiée ici lors d’un examen post-mortem) vous rappelle les œufs brouillés, vous n’êtes pas loin du compte. Ce que vous voyez est plus d’une livre de matière d’œuf non passée qui a pourri à l’intérieur de cette poule et qui l’a tuée à cause d’une condition bien connue appelée « péritonite de jaune d’œuf (Tumeur péritonique vitellus) » , un trouble de la reproduction extrêmement commun, et un tueur fréquent des poules utilisées pour leurs œufs. La péritonite est le résultat de la rupture de la carapace d’œufs minces ou autrement malformés dans l’oviducte. Les œufs à carapace minces sont communs dans les poules pondeuses parce que les oiseaux n’ont pas les réserves de calcium suffisantes pour produire les taux élevés constants de coquilles qui leur est imposé dans la surproduction. Lorsque les œufs de poules cassent à l’intérieur, cela conduit à une accumulation de matière d’œuf en décomposition dans l’oviducte et l’abdomen.~ Robert Grillo – Free from Harm

Mais sauver les poules ne leur évite pas toujours de cette maladie horrible. Mon ami Jordan Wyatt de la Société Végane d’Invercargill en Nouvelle Zélande sauve des poules et prend soin d’elles (et il ne mange pas leurs œufs) et a à plusieurs reprises vu la souffrance des poules dues aux conditions dont elles sont venues. Cette maladie (et d’autres) est devenue routine pour lui.

Qu’est-ce qu’un œuf?

Les poules ont un cycle qui peut être quotidien pendant certaines périodes de l’année. Comme les femmes, les poules ont des ovaires, mais seulement l’ovaire gauche se développe pleinement. Cet ovaire envoie un jaune sur sa trajectoire. Cette forme de jaune que nous connaissons en fait comme un « blanc d’œuf », se déplace à travers le tractus génital dans la glande de la coquille. La coque prend environ 21 heures pour se former et produire un œuf, non fertilisé. Ainsi, une «menstruation» humaine est un cycle de reproduction non fécondé et les œufs à l’épicerie sont les cycles de reproduction non fécondés d’une poule. Pour obtenir un œuf fécondé, le cloaque de la poule doit être fécondé par le sperme du coq. On ne peut pas être plus clair.

Les supposés bénéfices nutritionnels des œufs:

On nous bombarde de publicités ventant les bienfaits des œufs. Oui, les œufs contiennent de la B12, des protéines, certaines vitamines comme la vitamine D et effectivement, tout cela est important. Mais les œufs, ce sont aussi des risques de contamination de salmonelle (due à la fragilité des coquilles), 70% de calories en gras saturés, aucune fibres et 200 milligrammes de cholestérol chaque jour qu’ils sont mangés. Le soit disant bénéfice de la B12 ignore le fait que la B12 est avant tout une question d’absorption plus que de quantité (seulement 5 microgrammes par jour, ce qui est minuscule). Un végan prenant des aliments renforcés en B12 (en quantité suffisante) ou un supplément absorbe bien mieux qu’un omnivore, sur un régime fortement carné qui mangent des œufs pour la B12 (ou autre soi-disant bénéfice).

Au delà de ça, la consommation d’œufs, disons 1 et demi par jour, augmente les risques de cancer du colon par cinq, le cancer du rectum et le cancer de la vessie. Le cancer de la prostate peut augmenter jusqu’a 81 % pour les hommes qui mangent régulièrement des œufs. Une large consommation d’œufs multiplie les risques de diabètes de 68 à 77 % chez les femmes notamment. Les risques de complications cardiovasculaires peuvent augmenter jusqu’a 83% et provoquer des crises cardiaques. Et si l’on ajoute le problème des protéines animales qui sont acides et vont a l’encontre de nos besoins d’alcalinité, les œufs sont clairement faits pour créer des poules et non nourrir les humains. Le blanc d’œuf, supposément meilleur pour la santé, n’est rien d’autre que la structure qui fabrique le corps du poussin (si l’œuf est fécondé).

 

Les œufs provenant de poules sauvées de l’élevage:

Ceux qui sauvent et adoptent des poules se trouvent face à un autre dilemme éthique. Est-il éthique de manger les œufs des poules que l’on sauve?

Il y a une énorme différence entre une poule sauvage et une poule domestique. Une peut vivre jusqu’a 30 ans dans la nature, tandis que l’autre, si elle supporte la phase d’exploitation de ses organes reproductifs pendant 2 ans, pourra peut-être vivre environ 4 à 6 ans. Les poules sauvages pondent des œufs pour une seule raison, la reproduction, comme d’autres animaux, et donc elles pondent rarement. Encore rien à voir avec l’exploitation que l’on inflige a celles que nous utilisons.

« Nous estimerions qu’il serait inacceptable de, par exemple, sauver un chien utilisé pour les combats (de chiens) et de faire valoir que, vu qu’il est déjà formé au combat et a grandi en se battant, en échange de l’adopter et de lui offrir un refuge, nous lui permettons de lutter contre d’autres chiens et placer des paris sur lui. Ou peut-être nous pouvons le laisser être un chien de garde quelque part ce qui pourrait le mettre en danger. Il pourrait ainsi ‘gagner sa subsistance’, car il va être un combattant toute façon. Mais bien sûr, nous n’utiliserions jamais cette logique avec un chien sauvé. Même si nous ne sommes pas la cause directe de la souffrance de la poule, en mangeant ses œufs, nous bénéficions de ce qui la fait souffrir, c’est a dire, une reproduction  » truquée « , qui ne serait même pas possible sans les pratiques de manipulations génétiques et de reproduction à l’échelle industrielle dont nous affirmons déjà l’opposition, au motif qu’elles sont horriblement cruelles . » ~ Robert Grillo – Free from Harm

Le système reproductif des poules est effectivement « truqué ». Il n’a rien de comparable ou de normal comparé à celui de leurs cousines sauvages. Nous sommes responsables de la souffrance de ces poules. Imaginez un instant que l’on force les femmes à avoir des enfants constamment. Vous ne diriez pas, c’est ok de les héberger en échange d’avoir des enfants sans arrêt.

Mais si l’on regarde bien, en fait, n’est-ce pas familier? N’est-ce pas ce que des millions de femmes subissent au sein du monde patriarcal de certaines parties du monde? Dans notre monde aseptisé et dominé par la médecine masculine, les femmes ne savent plus déterminer leur moment de fécondation comme le font les femelles animales dans la nature. Pourtant, ce sont des connaissances ancestrales que nos sages ancêtres connaissaient. La médecine étant dominée par les hommes, la sagesse et la connaissance féminines ont été éliminées. De même, nous le faisons avec d’autres animaux et nous nions leurs besoins naturels et innés et ce qui devrait être normal pour eux. Nous  utilisons les mêmes attitudes réductionistes pour les corps des femmes comme pour les corps des animaux femelles.

C’est la domination du féminin dont Will Tuttle parle dans son best-seller « The World Peace Diet » (Nourrir La Paix) et qui est derrière une grande partie des problèmes éthiques qui nous font face vis-à-vis des animaux ET des femmes dans une société dominée par la mentalité d’exclusion et d’exploitation masculine.

« L’idée clé est que la révolution qui est arrivé il y a 8 000 à 10 000 ans quand nous avons commencé à posséder des animaux pour l’alimentation et commencé à dominer spécifiquement les femelles pour que nous puissions prendre leurs bébés et essayer de manipuler leurs modes d’accouchement est ce que je pense est allé avec le changement dans la façon dont les hommes ont vu les femmes. Je pense que, jusqu’à ce point – et cela a été discuté par quelques anthropologues – les femmes étaient très respectées, parce qu’elles faisaient quelque chose que les hommes ne pourraient jamais faire: Elles pouvaient apporter une vie nouvelle en elles-mêmes. Donc, il y avait toujours ce sentiment de respect pour les femmes en raison de ce pouvoir qu’elles avaient. Et quand les hommes ont commencé à posséder des animaux et essayé de leur faire avoir autant de bébés que possible et qu’ils ont commencé à voir comment ils pouvaient manipuler les lignées pour que certains d’entre eux aient des bébés avec des qualités plus positives, ils ont commencé à regarder les femmes comme ils regardaient leurs chèvres et leurs moutons. Fondamentalement, seulement comme des récipients pour le principe masculin. Et, tout comme les moutons et les vaches ont perdu leur respect, les femmes ont commencé à perdre leur respect. » ~ Interview de Will Tuttle

Que faire des œufs des poules sauvées?

Vu qu’il n’est pas question de, premièrement, manger des œufs pour la santé et, deuxièmement, profiter des poules à cause de leur vulnérabilité et du fait qu’elles ont déjà bien été exploitées, il serait la moindre des choses de leur rendre service. Dans les sanctuaires, les œufs sont généralement redistribués aux poules elles-mêmes.

Les poules remangent leurs œufs pour récupérer le calcium (et autres nutriments) qu’elles ont perdu (et souffert) afin de pondre. Ouvrez l’œuf et laissez la poule le manger! Apres tout, cet œuf est le sien, il lui appartient. Nous n’avons aucun droit sur ce qu’elle a créé pas plus que nous n’avons le droit d’exploiter le corps des femmes.

Nous n’avons pas besoin de manger des œufs, mais les poules si!

« La domestication est un contrat social que les animaux ne signent pas (nous les amenons dans ce bourbier), et qui exige nécessairement une dynamique d’exploitation entre eux et nous. Nous les faisons venir au monde comme des êtres vulnérables (les animaux ‘domestiqués’ ne pourraient pas survivre de manière indépendante dans la nature), et ensuite nous commençons leur exploitation pour diverses raisons. » ~ Maya Shlayen

Si vous aimez les omelettes, créez des omelettes véganes absolument délicieuses. Essayez cette recette d’omelette végane aux champignons sur le site Des Epices et des Graines. Oubliez les oeufs dans votre alimentation, ils n’ont rien de bon pour vous et ce n’est que de la cruauté. Il est facile de végétaliser beaucoup de plats qui souvent demandent des oeufs.

Sources:

– Backyard Chickens: Expanding Our Understanding of Harm: Free from Harm

– Eggs: What you’re really eating – Free From Harm

– Pasture Raised Eggs: the Humane, Sustainable Fiction – Free from Harm

– 12 Egg Facts the Industry Doesn’t Want You to Know – Free from Harm

– Cage-Free Eggs – The Humane Myth

– Will Tuttle « Beyond I’m not Vegan Anymore » – Article sur One Green Planet

– Are Eggs Chicken Periods? A Nurse Gives the Lowdown – Les oeufs vus par une infirmière.

– Comment les œufs de poules se forment-ils – Espace Science

– D’ou viennent nos œufs? Blogbio (exploiteurs mais informatif)

– Fiche œufs: Passeport Santé (site nutritionnel non-végan)

– Cholestérol : le jaune d’oeuf presque aussi mauvais que le tabac – Futura-Sciences

– Les salmonelles – Agriculture Gouv (site du gouvernement)

– What’s wrong with eggs – Forks Over Knives (La Santé dans l’Assiette):

– Contraception naturelle – Ma Sexualité

– Du sang et des femmes. Histoire médicale de la menstruation à la Belle Époque

– Interview de Will Tuttle (auteur de Nourrir La Paix – Edition L’Age d’Homme) – Sylvie + Maryl

– Qu’est-ce qui ne va pas avec les œufs ? Kwaice

– Les poules pondeuse – Animalter

Maladies et parasites (chez les poules et autres animaux)

– Eggs From Rescued Hens – Rooster Sanctuary

– L’excellent livre de mon ami Charles Horn « Meat Logic » (en Anglais).

– Les malheurs de « Curious Hen » – Le blog de mon ami Jordan Wyatt de la Société Végane d’Invercargill en Nouvelle Zélande :

– L’Allemagne arrête de broyer les poussins – VegActu Mag

– Remplacer les Oeufs – Association Végétarienne de France

Nourrir La Paix (The World Peace Diet) de Will Tuttle aux Editions l’Age d’Homme – référence incontournable du véganisme américain du 21ème siècle.

– Le sanctuaire The Gentle Barn en Californie : http://www.gentlebarn.org/

– Mon album photo de The Gentle Barn

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Photos:

Haut: Avec Chloé au sanctuaire The Gentle Barn en 2013.

Milieu: Egg yolk peritonitis – Free from Harm website

Bas : 2013Chicks – photo www.Pixabay.com (free photo stock)

© Copyright Août 2015 – Vegan Empowerment Francophone/Veronique Perrot – Tout droits réservés. Toute utilisation et/ou publication non-autorisée de ce matériel sans l’autorisation verbale ou écrite de cette auteur et/ou de cette propriétaire est strictement interdite. Des extraits ou des liens peuvent être utilisés si un crédit clair et complet et donné avec une direction spécifique et appropriée vers le contenu original.