Le Vénézuéla: l’excuse bidon pour taper sur « l’hérétique » Mélenchon

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Maracaibo – http://www.pixabay.com

Difficile d’être le représentant d’un mouvement altermondialiste, humaniste, écologiste, social et même qui défend les animaux avec force par les temps qui courent lorsqu’on fait face à des médias et des militants de tous poils qui vous tapent dessus en se servant constamment de la situation au Venezuela.

Les médiacrates et leurs cohorts de « journalistes » (ce mot veut-il encore dire quelque chose vu l’ambiguïté du métier?) rabachent les mots « Venezuela », « Chavez », « Maduro » et surtout « dictature » en boucle pour défendre une vision du monde que Jean-Luc Mélenchon et ce pays mettent à mal d’arguments.

10 milliardaires détiennent 90% de la presse (voir un excellent détail de qui détient quoi ici). Comme l’explique l’excellent site Osons Causer: « Tous nos quotidiens nationaux (Le Monde, Libération et Le Figaro), toutes nos chaînes d’info (LCI, I-Télé, BFM-TV), l’essentiel des hebdomadaires de référence (Le NouvelObs, L’Express, Le Point) et des chaînes de TV privées (Canal+, TF1) appartiennent à de grands milliardaires. » 

Dans ces conditions, ils imposent évidemment leur opinion néolibérale au travers de « journalistes » soigneusement sélectionnés pour être d’accord avec eux. Il faut dire que vu les petits avantages qu’ils ont, ils se gardent bien d’avoir leurs propres opinions (si elles diffèrent du pouvoir). On comprend alors qu’il y a un réel problème de pluralisme médiatique et de vraie liberté de la presse en France. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Reporters Sans Frontières, dans son classement de la liberté de la presse 2017, ait placé la France en 39ème position devant le Royaume Uni et après l’Organisation des Etats de la Caraïbe orientale, un comble au pays des droits de l’homme (et de la femme).

Pour comprendre le Venezuela, il faut en comprendre l’histoire et l’influence du néocolonialisme sur le pays. Comme l’explique Ignacio RAMONET, Ancien Directeur du Monde Diplomatique et Président de l’Association Mémoire de luttes, « En raison des fabuleux trésors de son sous-sol, en particulier les hydrocarbures, le Venezuela est un pays très riche. Mais presque toutes ses richesses ont été accaparées pendant plus d’un siècle par les élites dirigeantes et des entreprises multinationales. Jusqu’à l’élection d’Hugo Chavez, en 1999, le peuple n’en recevait que des miettes. Plus de la moitié des Vénézuéliens vivaient sous le seuil de pauvreté (70,8% en 1996). La révolution bolivarienne a placé la volonté politique au poste de commande. Grâce à l’implication populaire, elle a permis à l’Etat de se réapproprier les secteurs stratégiques de l’économie, recouvrer la souveraineté nationale et procéder à une redistribution de la richesse au profit des services publics et de tous les laissés-pour-compte. »

Ce que veulent les néolibéraux et les multinationales qui dominent les états, notamment l’empire Américain (car lorsqu’on a 686 bases militaires partout dans le monde – hors Etats-Unis, on n’est plus juste une nation, on est un empire(1)), c’est déstabiliser des pays comme le Venezuela (on l’a vu en Irak et au Chili) pour y installer des oligarques pouvant à nouveau s’approprier les richesses et les partager entre eux. Le peuple ne compte pas. La CIA, qui a récemment avoué être derrière la déstabilisation au Venezuela, noie les médias de propagande anti Maduro et anti-chaviste et soutient la soit-disant « opposition » qui est en fait une extrême droite qui brûle vifs ceux qui ont l’air Chaviste car ils ont la peau noir. De plus, 90% des médias au Venezuela sont également détenus par des oligarques, donc d’opposition, ce que nos médias ne nous disent évidemment pas en prétendant que le président Maduro serait contre la liberté de la presse.

Comme l’explique Le Monde Diplomatique: « Du côté de la presse écrite, la situation est encore plus tranchée : sur 10 quotidiens de diffusion nationale, 9 sont des opposants déclarés au gouvernement. Si l’on étudie le contenu des articles d’opinion publiés dans quatre d’entre eux au mois de janvier 2007, on obtient les résultats suivants : pour El Nacional, 112 hostiles, 87 neutres et 6 favorables ; pour El Universal, les chiffres correspondants sont 214, 89 et 9 ; pour Ultimas Noticias, 31, 59 et 18 ; pour El Mundo, 49, 39 et 15. Ce qui ne les empêche pas de recevoir de la publicité des entreprises, des agences et des collectivités publiques.

Prétendre que la liberté d’expression est menacée au Venezuela relève donc de la plus indigne mauvaise foi. Il suffit de s’arrêter devant un kiosque à journaux ou de passer une heure devant un poste de télévision pour être convaincu du contraire. C’est même sans doute le seul pays du monde où, dans le passé, des appels publics à l’assassinat du président n’ont pas entraîné des poursuites judiciaires. »

 

« L’opposition« 

« On croyait avoir tout vu de la part de l’extrême droite vénézuélienne (rhabillée en « combattante de la démocratie » par les médias français) : formation par les paramilitaires colombiens, terrorisme, attentats à l’explosif, destructions de centres de santé et de maternités, sous-traitance de violences par la pègre, utilisation d’enfants-mercenaires, assassinats et tortures. » Egalité & Réconciliation

Cette opposition est également largement financée.

Comme l’explique Réseau International: « Wikileaks a révélé qu’à travers le Bureau des Initiatives de Transition (OTI) de l’USAID, Washington a remis à 300 organisations vénézuéliennes civiles 15 millions de dollars sous prétexte de « droits de l’homme » et de programmes d’éducation, dit le rapport. Un autre document de l’ambassade des Etats-Unis à Caracas intitulé « Demande de fonds pour aider à renforcer les Gouvernements locaux et les groupes de la société civile » déclassifié par le chargé d’affaires de l’époque de l’ambassade John Caulfield aussi été révélé. L’ambassade considérait que les 7 millions de dollars approuvés pour le financement de l’opposition vénézuélienne en 2009 étaient insuffisants, c’est pourquoi elle a demandé à Washington d’y ajouter 3 millions de plus. Cela amènera le Parlement vénézuélien à réformer la Loi organique contre la délinquance organisée et le financement du terrorisme en 2011 pour contrôler les mouvements d’argent venu de l’étranger pour porter atteinte à la République. »

Bien entendu, la CIA est la spécialiste de la déstabilisation dans des tas de pays et pas seulement en Amérique du Sud. Pour sans rendre compte, je recommande notamment le remarquable livre de l’activiste et journaliste Canadienne Naomi Klein « La stratégie du choc : La montée d’un capitalisme du désastre » qui démontre point par point l’hégémonie et l’impérialisme américain à commencer (d’un point de vue économique) avec la Chicago School de Milton Friedman qui a engendré par la suite les politiques de Pinochet au Chili (grace au coup d’état organisé par la CIA), de Thatcher et Reagan et qui se poursuivent jusqu’à, en ce qui nous concerne, Hollande (recruté par les « Young Leaders » en 1996) et Macron. Vous pouvez aussi voir le documentaire du même nom (sous-titrée) ici

Mais toutes ces informations, vous ne les entendrez JAMAIS des médiacrates bien trop occupés à prêcher la religion néolibérale. Pourquoi je l’appelle religion, me direz-vous? parce que le dogme néolibéral est répété comme étant la seule vérité, le « There is no alternative » de Thatcher. Toute personne voulant présenter une opinion différente est donc un hérétique. Il/Elle sera crucifié-e par les médias, ridiculisé-e, moqué-e, traité-e de dictateur-trice. Quel plus grand exemple de cela que ce que les médias ont fait à Jean-Luc Mélenchon pendant (après et encore) la campagne présidentielle, avec l’aide de leur armée de militants ignorants et prêts à monter au créneau pour défendre la vérité absolue du capitalisme du maître Friedman (dont la grande majorité n’a jamais entendu parler d’ailleurs). Le prêche dure depuis 30 ans et une génération entière est née entre temps et a été élevée par les médias sur cette religion.

« Le clergé, souvent inculte et très mal renseigné sur la Bible, du moins le bas clergé, était conçu comme une médiation entre le peuple et le Livre. L’église catholique voulait à tout prix avoir le monopole de la diffusion de l’information, la doctrine, pour pouvoir contrôler la foi donc la croyance. Les gueux, les serfs étaient soumis à un contrôle étroit que Foucault aurait qualifié de « biopouvoir ». Pour asseoir cette domination sur les esprits, l’église règlementait fermement la diffusion de la doctrine, excommuniait, imposait une doctrine unique (toute ressemblance avec la pensée du même métal ne serait pas fortuite), contrôlait les moyens de diffusion (scriptoriums dans les monastères, lieux fermés, interdits aux laïcs), et contribuait à maintenir les masses dans l’illettrisme.

C’est effectivement à la fois le comportement et l’objectif des principaux médias aujourd’hui. Il est remarquable de constater que dans « l’affaire Mélenchon », aucun journaliste n’a pris le temps de se demander si, par hasard, le fonctionnement moderne des médias n’était pas exempt de toute critique. Absolument aucune auto-critique, aucune trace de recul sur les pratiques journalistiques, cela rappelle, évidemment le postulat d’infaillibilité du Pape lorsqu’il s’exprime ex-cathedra (c’est-à-dire en tant que docteur de la foi, en situation d’enseignement) défini solennellement en 1870. » AgoraVox en 2010.

Il n’est donc pas surprenant que beaucoup défendent avec cette foi aveugle la doctrine néolibérale sans même regarder au delà des apparences. La grande majorité du peuple est tellement endoctrinée qu’elle ne questionne rien ou si peu (ou n’a pas le temps d’ailleurs trop préocupée à survivre). Pourtant le néolibéralisme est ce qui est en train de détruire la planète, permet que l’esclavage moderne concerne 46 millions de personnes, chiffres de 2016 (en majorité les enfants et les femmes) et que 70 milliards d’animaux terrestres et 1 milliards d’animaux marins soient torturés, mutilés et massacrés pour des raisons futiles (non nécessaires) qu’est l’alimentation carnée car cela enrichit le cartel de l’agroalimentaire, la FNSEA, etc. Et on pourrait ajouter la souffrance et les morts au travail, la pollution et tant d’autres choses que j’ai essayé de couvrir du mieux que je pouvais et dans les limites du monde de l’édition dans mon livre « La révolution végane: pourquoi et comment changer. »(2)

Abordez une autre philosophie économique, par exemple le Marxisme, et tout de suite des gens soit-disant bien informés vous sortiront le « stalinisme » et ses horreurs. Mais le stalinisme n’est qu’une perversion du Marxisme tout comme l’Etat Islamique est une perversion de l’Islam. Que des tarés s’emparent d’une philosophie ou d’une religion pour en faire n’importe quoi et l’utilisent comme excuse pour avoir du pouvoir n’invalide en rien la philosophie originale. Mais cela est dur à comprendre pour les gens peu habitués à décortiquer ce qu’ils entendent et surtout lire et entendre autre chose que la propagande. Cela demande de réapprendre à avoir un esprit critique, une chose plus vraiment apprise à l’école.

Jean-Luc Mélenchon n’a JAMAIS dit qu’il voulait transformer la France en Venezuela, Cuba ou Equateur mais que leurs modèles étaient des sources d’inspiration pour lui sachant que la situation de la France n’est pas la même que celle de ces pays. Mais pour comprendre ce que Mélenchon veut dire, il faut savoir lire au delà de l’ALBA, qui n’est rien d’autre qu’une alliance des états d’Amérique du Sud (là où se trouve la Guyanne française) et comprendre ce que c’est réellement. Après tout la France est engagée avec le MERCOSUR (et d’autres), une organisation d’Amérique Latine bien plus « dangereuse » que l’ALBA car libre-échangiste.

Que Jean-Luc Mélenchon se sente proche idéologiquement du Venezuela est certain. Qu’il veuille faire de la France un nouveau Venezuela (Cuba, Equateur, choisissez le pays, ça change à chaque élection), est faux, quoi qu’en disent les prêcheurs de la « grande messe du 20 heures ». Pour autant, cela n’empêchera pas que le mouvement de la France Insoumise continue à grandir (et à leur faire peur) et que de plus en plus de gens conscients, éduqués et surtout pas dupes de la propagande continuent à désirer un autre modèle pour la France comme pour le monde qui ne soit pas basé sur des traités de libre-échange destructeurs, la marchandisation du vivant (les animaux considérés comme des objets par exemple), l’égoïsme mais au contraire la fraternité, le partage et le respect du monde vivant.

(1) A titre comparatif, les Français et les Russes ont 10 bases chacun dans d’autres pays.

(2) à paraître en Avril 2018.

 

Photo: http://www.pixabay.com site gratuit de photos

Sources:

  • Désinformation sur le Vénézuela par Bernard Cassen, 30 mai 2007 dans Le Monde Diplomatique
  • 1996, « Young Leaders » recrute François HollandeZE Journal 19 mai 2016 (« L’objectif, mettre en pratique les idées de l’économiste Milton Friedman de l’école de Chicago: baisse des déficits par le démantèlement des services publics aux dépens de l’intérêt général… privatisation, déréglementation du droit du travail et réduction des dépenses sociales…pour le plus grand profit des multinationales. »)
  • Comme Emmanuel Macron, Edouard Philippe a suivi le programme « Young Leaders » mis en place par la French American FoundationZE Journal 16 Mai 2017
  • L’Ecole de ChicagoWikipedia (visionné le 28 Août 2017)
  • Le Marché Commun du Sud (Mercosur)Wikipedia (visionné le 28 Août 2017)
  • Médias et Venezuela : qui étouffe qui ? Le Monde Diplomatique 14 Décembre 2010
  • Venezuela : Combien de médias possède la CIA pour attaquer le pays ? Médiapart 20 Octobre 2016
  • Tous les pays où les Etats-Unis ont une présence militaireRéseau International 11 Avril 2015
  • Profession Journaliste – Documentaire sur YouTube (« Dans le jeu trouble du commerce de l’information, la position du journaliste est ambiguë. Est-il animé par le désir d’informer ou par la nécessité de gagner sa vie ? Avec Julien Brygo, François Ruffin, Sophie Divry et Annie Lacroix-Riz. »

  • Jean-Luc Mélenchon présente la conférence de Rafael Correa aux AmFis d’été de la France InsoumiseYouTube La Luciole Mélenchantée publié le 25 Août 2017

  • [#JLMDÉSINTOX] – QU’EST-CE QUE L’ALBA ? YouTube publié le 16 Avril 2017

  • #RDLS25 : MÉDIAS, ALLIANCE BOLIVARIENNE (ALBA), EAU MORTELLE, LILLE, HOLOGRAMMES – Jean-Luc Mélenchon sur YouTube publié le 15 Avril 2017

  • L’esclavage moderne touche 46 millions de personnes dans le mondeLes Echos (avec abonnement)

  • Documentaire – La Stratégie du Choc avec Naomi Klein sur YouTube

  • Livre « La stratégie du choc : La montée d’un capitalisme du désastre » de Naomi Klein – Amazon.fr
  • Venezuela : un homme brûlé vif par les « manifestants » anti-Maduro: Le vrai visage de la contestationEgalité & Réconciliation 25 mai 2017
  • Venezuela : la majorité des victimes tuées dans les violences de l’opposition ! AgoraVox le média citoyen 3 Août 2017
  • Venezuela : Comment est financée l’opposition violenteRéseau International 3 Juin 2017 (« En décembre 2010, le site Wikileaks publie des documents diplomatiques secrets du gouvernement des Etats-Unis contenant des informations sur les réunions avec des personnalités de l’opposition vénézuélienne, des coordinations, des offres et sur différentes sortes d’aide canalisées par l’ambassade des Etats-Unis à Caracas. Après avoir contrôlé les documents révélés, l’agence de presse AVN a publié un rapport qui donnait des détails sur ces documents. L’un des plus importants était signé par Robert Downes, ex conseiller politique de l’ambassade des Etats-Unis à Caracas et s’intitulait « 5 points stratégiques de l’équipement dans le pays pour le soutien du programme de l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID). Dans celui-ci, les Etats-Unis se proposaient de réaliser une série d’actions entre 2004 et 2006 pour organiser le départ du chavisme du pouvoir politique.Les 5 points du document étaient : « le renforcement des institutions démocratiques, pénétrer la base politique de Chávez, diviser le chavisme, protéger les commerces vitaux pour les Etats-Unis et isoler Chávez internationalement, » précise AVN. »)
  • Leçons vénézuéliennes + LA CIA CONFIRMEMédiapart 26 Juillet 2017
  • La vérité sur le Venezuela – Ignacio RAMONET, Ancien Directeur du Monde Diplomatique, Président de l’Association Mémoire de luttes – La Lettre Diplomatique et sur Le Grand Soir
  • Les privilèges des journalistes sont-ils vrais? Le blog politique de Jacques Heurtault 15 Février 2013
  • Milton Friedman… Chicago boys… Néolibéralisme fascisant… AgoraVox le média Citoyen 12 Juillet 2014
  • Médias français : qui possède quoiLe Monde Diplomatique Juillet 2016
  • Les nouveaux chiens de garde (de Serge Halimi) – Bande annonce documentaire_11.01.2012 sur YouTube (le film entier n’est malheureusement plus disponible gratuitement mais je recommande vivement de l’acheter!).
  • Médias : pourquoi 10 milliardaires contrôlent-ils notre information ? Osons Causer
  • Journalisme et médiacratie : un nouveau clergéAgoraVox Le Média Citoyen 5 Avril 2010

 

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Mon vote d’adhésion pour le vivant

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© Getty Images Alain Jocard

Je dois vous faire une confession. Je n’ai jamais cru au vote et je n’ai voté qu’une seule fois dans ma vie, pour les dernières élections Européennes. J’habitais alors aux Etats-Unis et je me suis sentie appellée à faire mon « devoir de citoyenne » à des milliers de kilomètres de la France. Mais c’est à 47 ans (le mois du premier tour) que je prendrai une décision que je n’ai jamais contemplé auparavant: réellement voter pour mes idées et surtout pour un programme auquel je crois profondément.

La moitié du pays est actuellement indécise ou désinteressée des élections et qui peut la blâmer. De la droite à la gauche, tout nous semble pourris. Tout ceux qui pouvaient paraître honnêtes ne le sont bien sur pas. Avec ce spectacle pathétique, qu’est-ce qu’une anti-raciste, anti-sexiste et anti-spéciste comme moi pourrait y trouver?

Il y a quelques mois, je suis tombée sur une video d’un discours de Jean-Luc Mélenchon. Ce bonhomme à la voix tonitruante était raffraichissant. Tiens, celui-là semble dire tout haut aux puissants ce que beaucoup d’entre nous pensent tout bas ou nous disons entre nous. Il parle de justice sociale, d’écologie, de sécurité sociale à 100%, d’agriculture paysanne et il, chose nouvelle pour un politicien, parle des animaux en disant qu’ils ne sont pas des objets. Et en plus, il explique pourquoi et surtout comment il veut le faire avec chiffres à l’appuis. Quoi? C’est qui ce type?

Alors, intéressée, mais étant quelqu’un de méfiante, j’ai décidé d’en savoir plus sur ce candidat nouveau pour moi. (Je n’ai pas connu sa campagne de 2012 étant aux Etats-Unis). De plus il parlait comme une de mes personnalités préférées (et que je connais depuis 15 ans): Bernie Sanders. Ok, maintenant je suis réellement intéressée.

J’ai donc acheté son programme (seulement 3 euros) et je l’ai lu avec des « wow » très américains à chaque page. Puis je suis allée sur son site et j’ai vu qu’il y avait des livrets thématiques sur tout le programme détaillant le pourquoi et le comment. En même temps, la campagne étant largement entamée, j’ai essayé de voir ce que les autres avaient à dire d’intéressant… autrement dit rien, ce qui aurait été suffisant dans le passé pour m’éloigner des élections totalement.

Jean-Luc Mélenchon n’a pas été fiché « voyoux » par le Canard Enchainé ou tout autre média que je connaisse. D’ailleurs, il est le premier à admettre être privilégié par son salaire d’élu (il veut les faire baisser) comparé à des gens comme moi techniquement sous le seuil de pauvreté. Il a travaillé depuis l’âge de 16 ans à la lutte sociale et a su s’adapter et évoluer avec son temps et reconnaître ses erreurs (par exemple signer le traité de Mastricht) et quitter ce qui lui paraissait plus que pourri (Le PS et sa ligne néolibérale similaire à la droite n’ayant plus rien à voir avec le PS qu’il avait rejoint jeune homme). Sa biographie, « Le choix de l’insoumission » faite sous forme d’entretien, révèle non seulement son enfance et ses racines mais aussi ses positions et combats depuis plus de 40 ans et surtout révèle sa consistence de valeurs tout en évoluant avec son temps (vers le combat écologique).

Lorsqu’il dénonce les médias comme l’arme de l’oligarchie, il ne fait que dire la vérité puisqu’ils sont détenus par 8 milliardaires en France (5 corporations aux Etats-Unis) qui disent aux gens comment penser (« journalistes » notamment), comment être de bons consommateurs abrutis du néolibéralisme (publicité), etc. et font en sorte de soit donner un lavage de cerveau idéologique aux gens soit les abrutir d’imbécilités pour rabaisser leurs capacités à penser. Ces médias, vassaux des oligarques des grandes entreprises et des partis qui les servent ont fait en sorte qu’un homme comme Bernie Sanders, avec son extraordinaire vote populaire, puisse être éliminé (illégalement et honteusement) de la course qui lui aurait certainement permis de fermer la porte au fasciste Trump.

Si je cite Bernie Sanders, un homme droit qui n’a jamais dévié de ses convictions en 50 ans de politique, c’est parce que j’ai été saisie par les similitudes entre lui et Jean-Luc Mélenchon et par leur intégrité et dévouement passionnés respectifs pour la justice.

Mais quand Bernie, devenu lui aussi un fervent défenseur de la planète ne parlait que d’énergies renouvelables, Jean-Luc Mélenchon parle également d’une certaine forme de « décroissance » avec sa règle verte (« Ne pas prendre plus à la planète que ce qu’elle ne peut reconstituer »), car pour faire marcher cette règle, il faut nécessairement entrer dans une décroissance saine. Et il va encore plus loin en s’attaquant à l’élevage « productiviste », autrement dit industriel dans lequel les animaux ne sont plus que des machines torturées ainsi qu’à la pollution par les pesticides de nos terres. Mieux encore, il parle des animaux avec respect et demande que « l’on sorte des protéines carnées ». Bernie Sanders, avec tout mon respect pour lui, n’a jamais été aussi loin et pourtant j’ai écrit un blog de support pour lui aussi.

Les dégoutés de la politique reproche aussi à Jean-Luc Mélenchon d’être « en colère » et d’avoir une grande gueule. Il se dit « indigné » et je pense que c’est une bonne chose d’avoir quelqu’un d’indigné ou en colère quand on voit la société et le monde actuel avec ses millions de pauvres, ses 70 milliards d’animaux torturés et massacrés pour une chose aussi futile et inutile qu’un bout de bidoche quand nous pourrions économiser de l’argent, éviter de détruire l’écosystème en mangeant, comme il le dit, des algues et du quinoa (et certains se moquent de ça??) ce qui éviterait aussi des dépense inutiles à notre système de santé dans lequel 80% des dépenses sont liées à nos désastreuses habitudes alimentaires. Oui on peut avoir un système de santé à 100% remboursé avec les idées qu’il propose dans le programme « L’Avenir en Commun » et si on arrête de nous polluer et de nous faire manger de la merde bourrée de pesticides et des animaux élevés dans des souffrances que l’on n’affligerait jamais à nos chiens et chats. Ce n’est pourtant pas sorcier de manger des protéines végétales qui contiennent tout ce dont le corps a besoin (les animaux ne les fabriquent pas plus que le calcium ou les omégas 3 d’ailleurs contrairement aux mythes savamment répandus).

Il est facile de se résigner en ne votant pas. C’est comme les enfants, on peut tous en avoir. Mais après il faut les assumer. Une république, c’est comme un enfant mis au monde mais malmené par des parents irresponsables. On peut changer cela en prenant nos responsabilités car nous sommes tous tributaires les uns des autres. Des hommes et surtout des femmes se sont battus pour le droit de vote et il m’aura fallut longtemps pour en comprendre l’importance. Et quand je vois quelqu’un comme Jean-Luc Mélenchon défendre les femmes autant (et toute sa vie), je lui doit bien aussi ça.

Les élections en France sont encore libres. Personne, comme aux Etats-Unis, ne nous empêche de voter, en tant que citoyens, si l’on a fait de la prison ou si notre couleur de peau n’est pas la bonne pour les élites. Mais je vois des forces extrêmes à droites, calquées sur les mouvements d’extrêmes droites, comme ceux que j’ai vu aux Etats-Unis, qui, si mis au pouvoir (et ce sont aussi ceux qui apparaissent les plus modérés) qui peuvent tourner notre pays soit en théocratie (Fillon et ses groupuscules de la droite catho), en pays de fascistes (Le Pen a très bien vendu son marketing pour « nettoyer » l’image du FN mais est toujours proche des néo-nazis) et le néolibéralisme de la finance et des banquiers exemplifiée par Macron et ses Uber bus et la banque Rothschild. Rappelons également que Jean-Luc Mélenchon a voté contre le CETA, un traité ignoble qui me rappelle ce que Bill Clinton a fait avec NAFTA et ses résultats: 3 millions de fermiers mexicains déshérités et forcés d’émigrer vers les Etats-Unis pour survivre. Et après les Trump et Le Pen de ce monde se plaignent des immigrés alors que leur caste crée la misère que l’on voit dans le monde.

Je recopie ici quelque chose que j’ai écris sur Facebook :

« J’aurai 47 ans le 12 avril prochain. Sur 47 ans de vie, 18 se sont passés aux USA ou j’ai pu voir comment les gens y survivent, je dis bien survivent (pas les riches bien sur) et j’ai retenu plusieurs choses de cette vie là: Notre système de santé est un million de fois supérieur au leur et nous devons le protéger. La sécurité sociale à 100% est possible! Notre nourriture devient de plus en plus américaine et nous, comme eux, devenons de plus en plus obèses. Donc il faut stopper l’américanisation alimentaire (autrement dit la merde US) d’envahir notre pays et revenir à une vraie agriculture paysanne 100% bio. Notre système d’éducation est encore bien supérieur à celui des américains (qui sont une masse largement ignorante, peu éduquée mais avec un bon cœur). Notre éducation, délabrée, est en train de créer des générations d’Uber gamins idiots et obsédés uniquement par la téléréalité. Vive la vrai éducation qui ouvre les consciences et apprend le sens critique! L’Amérique est un pays magnifique avec des paysages magnifiques et des populations formidables (je pense aux Indiens notamment) mais elle a un président qui ne croit même pas au dérèglement climatique et pense que c’est une invention des chinois. Notre président (et vous savez à qui je pense) devrait mettre l’écologie, le 100% renouvelable et la fin de l’agriculture et de l’élevage industriel au centre de sa campagne si nous voulons tous survivre (et notamment nos enfants). Aux abstentionnistes, si vous voulez un monde meilleur, rester chez soi ne changera rien vu que votre abstention n’est pas prise en compte et elle est la porte ouverte aux racistes, sexistes et spécistes. »

Alors, tant que nous en avons le droit, exprimons nous à travers le vote et demandons une VIème République avec une constituante écrite par nous et non les riches, première mesure du programme de la France Insoumise et de Jean-Luc Mélenchon.

Photo: Getty

Sources: Blog sur Bernie Sanders (en anglais): A Vegan for Bernie: Reflections from a decade-long supporter

Jean-Luc Mélenchon; discours Place de la République pour une VIème République: Défilé pour la VIème République

 

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Produits laitiers: Une anomalie historique et culturelle

2028

Note: Cet article est traduit et adapté de l’Anglais. Je l’ai originellement publié sur le site Américain: The Flaming Vegan.

 
J’ai été élevée en France, le pays du fromage et, toute ma vie, j’en ai mangé tous les jours jusqu’à ce que j’ai environ 36 ans. Ma région, l’Auvergne, a produit plus de variétés de fromage que tout le reste du monde combiné. Nous avions du Boursin, de la Fourme d’Ambert, du Brie (mon préféré) et des centaines d’autres variétés de fromages que les Américains ne connaissent probablement pas à moins qu’ils fassent leurs courses à « Whole Foods » (grande chaine de produits naturels et bios similaire à Bio-Coop). Quand j’étais enfant, ma mère nous conduisait à la ferme d’à côté, où nous ne faisions pas seulement que d’acheter du fromage fraîchement préparé, mais aussi du lait frais juste littéralement trait d’une vache. C’était la petite ferme typique de l’époque. Le lait était encore chaud et crémeux quand nous l’apportions à la maison. Entant qu’enfant, je vivais la vie rurale française typique de ma culture. Je n’avais aucune notion de l’idée qu’il puisse y avoir toute anomalie à ces rituels. Ils étaient culturellement acceptés comme normaux. J’adorais « mon » fromage.
Manger du fromage en France est à peu près aussi culturellement enracinée que le hamburger l’est pour les Américains. Les gens me demandent parfois si ça me manque. Voici mes réponses:

Les humains sont des mammifères et de la famille des grands singes. Fondamentalement, nous sommes des mangeurs de plantes. Notre système digestif et nos dents en sont la preuve. Nos soit-disant canines ne pourraient jamais arracher la chair des animaux et je ne vais pas perdre mon temps à débattre les omnivores qui croient aux mythes du chasseur carnivore. Comme tous les mammifères, les femelles de notre espèce produisent du lait pour leurs bébés. Les autres mammifères font de même pour leurs petits.

Il y a environ de 8 000 à 10 000 ans, les cultures d’élevage ont commencé à asservir des mammifères tels que chèvres, moutons et un peu plus tard les vaches et autres animaux, afin de prendre le contrôle de leurs sécrétions corporelles et de leur chair. Au lieu de vénérer les animaux comme des êtres vivant à nos côtés, nous les avons réduit à des objets. A ce titre, cette société patriarcale a également pris le contrôle du corps des femmes et les a déclassées en citoyennes de deuxième classe et la production de machines à bébés. Jusqu’à lors, la plupart des sociétés néolithiques étaient surtout égalitaires avec les femmes jouissant de droits égaux aux hommes. La plupart des gens ne savent pas que des femmes ont enseigné de célèbres philosophes grecs comme Aristote ou Platon. Les deux conséquences de cette culture de l’élevage sont directement liées l’une à l’autre. Avec ces nouvelles « habitudes » culturelles, il est devenu accepté comme normal de manger les sécrétions mammaires (et la chair) d’autres mammifères. Cependant, dans la nature, aucun autre mammifère prend volontairement le lait d’une autre espèce. Seuls les humains ont transformé cela en un comportement « normal et accepté » défiant ainsi les lois de la nature. En fait, les humains vont jusqu’à manger les produits mammaires d’autres mammifères à l’âge adulte. Ce n’est également pas pratiqué par d’autres mammifères dans la nature. Ils nourrissent leurs petits avec le lait qui est conçu pour leurs espèces, puis ils sont sevrés. Les mères humaines nourrissent leurs bébés avec leur propre lait spécialement conçu naturellement mais ensuite passent au lait d’une autre espèce et le cycle vicieux de la dépendance est lancé.

Nous endoctrinons nos enfants à accepter l’exploitation d’autres êtres commençant par cette étrange rituel après la naissance suivie en ajoutant, quand ils sont tout petits des aliments « solides » comme la chair des animaux. Une fois que nous sommes adultes, nous sommes tellement endoctrinés que nous ne voyons même pas que c’est anormal et psychotique si nous ne commençons pas à interroger nos rituels.

Nos gouvernements poussent également cette dépendance sur nous grâce à des politiques comme les programmes de l’USDA (Département de l’Agriculture aux USA et en France la loi obligeant les enfants à consommer des produits d’origine animale dans les écoles) et en allant jusqu’à travailler avec des multinationales pour pousser les produits laitiers sur les consommateurs. Cela contribue à davantage de souffrances pour les animaux, les taux croissants d’obésité (le fromage est de la graisse concentrée) et pour créer plus de déconnexion pour nous garder docile. Quelle meilleure façon d’empêcher une population de se révolter que de la garder accro à une drogue. Si la drogue est socialement acceptée, c’est encore plus facile. Les entreprises savent que le fromage crée une dépendance et elles le poussent consciemment sur nous.

Comme d’autres mammifères herbivores, nous devons reconnaître qu’il n’y a rien de fondamentalement normal à manger et boire les sécrétions d’une autre espèce. Nos plus proches cousins génétiques, les gorilles, ne boivent pas autre chose que le lait de leurs propre espèce et passent ensuite aux plantes quand ils sont sevrés. Nous avons perdu le contact avec notre compréhension de l’ordre naturel et de ce qui devrait constituer notre nourriture. D’autres animaux sont profondément en contact avec leur vraie nature. Mais les humains vont constamment contre nature pour des raisons d’égoïsme, de commodité et de goût et parce qu’ils sont dépendants physiquement et socialement.

Les produits laitiers ne sont pas seulement non-naturels pour les humains, mais ils s’avèrent cancérigènes et créent des dépendances au moins équivalentes à la drogue. La recherche du Dr Neal Barnard sur la dépendance au fromage en particulier, est fascinante. Quand les gens soulignent qu’ils aiment leur fromage, je souligne que leurs cerveaux sont simplement drogués. Le fromage et tous les autres produits dérivés des sécrétions bovines contiennent des casomorphines, principalement la caséine. Le mot « morphine » est le mot qui importe. Tous les mammifères produisent des casomorphines, y compris les mères humaines, afin de contribuer à renforcer le lien avec leur enfant après la naissance. C’est un composé normal du lait maternel.

Cependant, le lait des mères humaines est parfaitement conçu pour les bébés humains et le lait d’une mère bovine est conçu pour évoluer un veau d’environ 40 kilogrammes à plus de 500 kilogrammes en quelques semaines. Le lait de vache est très concentré en casomorphines, en particulier lorsque transformé en fromage, et cela crée une substance de dépendance qui garde les gens accrochés à elle. C’est pourquoi les gens quittent souvent la consommation du fromage en dernier quand ils deviennent végétaliens parce que c’est la dépendance souvent la plus difficile à briser. C’était mon cas. Comme le Dr Barnard explique:

« Le lait de vache ou le lait de toute autre espèce, pour cette question, contient une protéine appelée caséine qui se brise lors de la digestion pour libérer toute une série d’opiacés appelés casomorphines. Une tasse de lait de vache contient environ six grammes de caséine. Le lait écrémé contient un peu plus, et la caséine est concentrée dans la production de fromage « .

Après être devenue végétalienne, j’avais encore de fortes envies de produits laitiers. Même après deux ans, mon endoctrinement culturel et physique au fromage était toujours présent. Vous pouvez vous demander comment j’ai réussi à éviter de céder à mes envies.

L’esprit doit toujours être plus forte que le corps pour décider quel est le prochain plan d’action. Conduisez-vous votre voiture ou est-ce que votre voiture vous conduit? Je n’ai pas cédé à mon corps parce que mon corps devait céder à ma nouvelle prise de conscience de ce qui était bon ou mauvais. Je ne pouvais pas céder à toute dépendance qui pourrait nuire à un autre être sensible. Les habitudes commodes sont de mauvaises excuses pour la misère infligée à d’autres êtres. Toutes les dépendances peuvent être brisées avec un peu de courage et de la fermeté sur soi-même. Si je peux briser une habitude de plus de 36 ans, ancrée dans les mœurs, sûrement tout le monde le peut. Je n’ai pas de pouvoirs spéciaux!

Il est également important de réaliser que la toxicomanie n’est pas la même chose que les besoins biologiques. Nous n’avons pas biologiquement besoin de manger du fromage ou du lait. Nous devons détoxifier nos corps et nos esprits de cette dépendance. Les gens qui ne se sentent pas physiquement bien quand ils deviennent végétaliens ne réalisent pas qu’ils ont à se débarrasser d’une vie entière de malbouffe et qu’il peut être normal de se sentir pire avant de se sentir mieux. Si vous pensez que manger du fromage vous fait vous sentir mieux, vous agissez essentiellement comme quelqu’un qui essaie d’arrêter de fumer, mais se sent mieux quand il a à nouveau une cigarette parce qu’il ne peut pas supporter les effets de sevrage de la cessation de cigarettes. Et vous ne diriez pas que le tabagisme est un besoin biologique.

Les laits de vache ou de chèvres n’ont aucune par dans le régime alimentaire normal d’une personne et ils cachent l’immense souffrance des mères sur les fermes laitières, que l’on parle des fermes industrielles ou des fermes biologiques à petite échelle. La plupart des gens qui deviennent végétariens croient que c’est suffisant. Très souvent, ils ne réalisent pas que la souffrance des vaches dans les fermes laitières est bien pire que les vaches destinées à être tuées pour leur chairs. Je ne veux pas placer des degrés de souffrance et vous faire croire que l’un est plus acceptable que l’autre cependant. Il n’est pas acceptable de faire souffrir un autre être sensible pour des raisons de goût, de commodité ou d’habitude. La souffrance est la souffrance.

Pour être obligée de produire du lait, une vache doit être continuellement enceinte sur ce que l’industrie appelle (aux USA) « rape racks » ou « rangées de viol » (pour être approximatif). L’insémination forcée n’est rien d’autre que du viol car elle nécessite que la pauvre mère soit confinée pendant que quelqu’un insère un long bâton dans son vagin pour l’inséminer. Et si obliger une vache à endurer cela ne suffit pas, après qu’elle est donné naissance, son bébé lui est retiré et mis dans un espace de confinement si il est de sexe masculin. Il sera enchaîné à la caisse, incapable de tourner ou de se déplacer beaucoup, nié le lait riche en fer de sa mère sciemment pour que sa chair devienne « tendre » pour plaire à la volonté des humains pour sa chair de bébé. Si le bébé est une femelle, elle sera probablement mise sur la ligne de production aux côtés de sa mère. Les vaches crient pour leurs bébés pendant des jours et leur esprit est brisé de plus en plus avec le cycle interminable des grossesses forcées. Finalement, elles sont si physiquement maltraitées qu’elles deviennent, comme le dit l’industrie, « vidées » quand elles sont encore très jeunes, à environ 5 ans d’âge, au lieu de vivre jusqu’à 25 ans comme elles pourraient normalement le faire dans la nature. Leurs corps épuisés et violentés sont ensuite envoyés à l’abattage pour la viande de basse qualité.

Il est également ironique que la littérature scientifique montre que les enfants élevés au lait de vache au lieu du lait maternel développent des carences en fer de la même manière que nous donnons des carences en fer à veaux enlevés à leurs mères. Ce que nous faisons aux autres animaux, nous le faisons à nous-mêmes.

Dans le monde humain, des millions de femmes dans le monde n’ont pas le contrôle de leur propre corps. Leur culture, prédominément patriarcale les obligent à accepter un grand nombre de naissances. Ce que nous faisons pour les mères vaches, nous le faisons pour les mères humaines aussi. Tout est relié. C’est un fait que les femmes qui sont éduquées ont plus de control sur leurs corps et leurs taux de naissances descendent de manière significative. Lorsque les gens sont instruits sur ce que nous faisons aux vaches, nous verrons la même prise de conscience. Si vous mangez du fromage, réalisez que ce n’est pas «votre» fromage, mais les sécrétions corporelles d’une personne dont la vie est une misère.

En tant que femme, comment pourrais-je continuer à manger les produits d’une autre femelle et soutenir son exploitation?

Nos corps sont parfaitement conçus pour la digestion des plantes, mais pas des produits animaux qui sont acides et derrière toutes les principales maladies chroniques que nous avons, du diabète au cancer. Certains, comme la Weston Price Foundation (1) voudraient nous faire croire que les produits laitiers font partie d’une alimentation naturelle et partie de notre alimentation ancestrale et devraient donc être dans notre alimentation moderne. Ils ridiculent la consommation de soja naturel même si le soja a été dans le régime humain des milliers d’années avant que les vaches perdent leur liberté afin que nous puissions voler leur nourriture pour bébé. La Weston Price Foundation soutient directement l’industrie de la viande et les produits laitiers. Ils sont à peu près aussi fiable que le USDA (ou le gouvernement Français) lorsqu’il s’agit de recommandations alimentaires.

Nous n’avons pas besoin de consommer des produits de viol (ou tout autre produit d’exploitation). Nous n’avons jamais eu autant de choix. Nous avons plus de variétés de laits à base de plantes que les personnes dépendantes des casomorphines ont (surtout aux USA mais ca se développe en Europe).

Tous les aliments d’origine animale sont une forme de dépendance. Comme le Dr Barnard le souligne:

« La raison (pour la dépendance) peut être physique, tout comme il semble l’être pour le chocolat ou le fromage. Les chercheurs britanniques ont constaté que les médicaments bloqueurs d’opiacés coupent l’appétit pour le jambon de dix pour cent, assomment l’envie du salami d’environ vingt-cinq pour cent, et la consommation de thon est coupée de près de la moitié. En d’autres termes, une personne peut encore en manger une partie pour apaiser la faim ou tout simplement par habitude. Mais les bloqueurs d’opiacés assomment le produit chimique qui provoque l’envie de certaines nourritures, réduisant la tendance à le choisir « .

Il est temps pour les médecins, les diététistes, conseillers et autres professionnels de dire enfin la vérité ou de reconnaître la vérité que l’intolérance au lactose n’existe pas. La majorité de l’humanité, en particulier les personnes d’origine africaine, hispanique et asiatique, ne peut pas tolérer le lait à l’âge adulte. Ce n’est pas une maladie, c’est normal. Nos corps ne sont pas censés tolérer AUCUN lait une fois l’enfance passée. Les humains ont besoin de grandir et d’arrêter de refuser d’être sevrés.

Le lien puissant qui résulte de manger des casomorphines en tant que bébé est probablement responsable en partie de notre dépendance au lait de vache. Nous refusons d’abandonner inconsciemment nos liens avec nos mères et de grandir. Comme le Dr Barnard a également dit:

« Il semble que les opiacés en provenance du lait maternel produisent un effet calmant sur l’enfant et, en fait, peuvent être responsables d’une bonne mesure de la relation mère-enfant. Non, ce n’est pas que berceuses. Les liens psychologiques ont toujours un lien physique sous-entendu. Qu’on le veuille ou non, le lait maternel a un effet de drogue sur le cerveau du bébé qui assure que le bébé va se lier avec maman et continuera à taiter sa mère pour obtenir les nutriments dont tous les bébés ont besoin. Comme l’héroïne ou la codéine, les casomorphines ralentissent les mouvements intestinaux et ont un effet anti diarrhéique évident. L’effet des opiacés peut expliquer pourquoi les adultes trouvent souvent que le fromage peut être constipant, tout comme les analgésiques opiacés peuvent l’être. »

Est-il donc étonnant que notre société tolère des politiciens infantiles et un divertissement de bas étage? Il semble y avoir un déni à l’idée que nous devons laisser nos mères pour grandir et nous projetons cette nécessité irrationnelle en consommant le lait d’autres mères et en transformant les vaches en mères de remplacement. Si je demandais à quelqu’un qui aime les produits laitiers pourquoi il croit que sa mère est une vache, il me traiterait de folle. Mais c’est exactement ce que des millions de gens font tous les jours. Nous traitons également les mères bovines comme des millions de mères humaines sont traitées à travers le monde: mal.

Nous vivons dans une société patriarcale et infantile qui joue avec des armes de destruction massive comme si elles étaient des jouets pour enfants. Je crois que cette immaturité est directement liée à nos habitudes alimentaires infantiles et notre déconnexion de notre vraie nature. Il est temps de reconnaître que le lait de vache et le fromage ne sont rien d’autre que des drogues toxicomanogènes autant que la chair animale, les œufs, les cigarettes, l’alcool, etc. Rien de bon ne provient de continuer dans cette voie et nous continuons de le faire à notre plus grand péril.

Nous avons aussi beaucoup de fromages et laits à base de plantes et je ne vois aucune excuse valable pour maintenir la consommation de ces «produits» de torture et de misère. Bien que je ne mange plus de nombreux aliments transformés et préfère manger des aliments naturels non transformés comme les légumes, le fromage végétalien était un moyen très utile pour moi d’être « sevrée » de ma dépendance aux sécrétions bovines au départ. Il est facile de trouver Dayia (aux USA) dans de nombreux magasins. En France, il y a des fromages végétaliens à la Bio-Coop ou sur Internet sur des sites comme Un Monde Vegan. Ils sont généralement dans la section fromagère et la plupart des gens ne savent pas nécessairement que c’est végétalien. Faire une recherche en ligne pour le fromage végétalien ou même des recettes de fromage végétalien produira des milliers de ressources. Je n’essaie pas de vous vendre quelque chose ici, mais montrer que nous avons un large choix qui n’était même pas disponible il y a seulement 10 ans. Quelque soit les excuses que vous avez encore de consommer du fromage à base animale, ce n’est tout simplement pas et n’a jamais été valide en premier lieu. Vous devez décider aujourd’hui que vous ne pouvez pas rester accro à quelque chose qui n’est pas naturel dans votre alimentation et, qui va tôt ou tard produire des conditions de santé dangereuses à votre corps. Le lait de vache est lié au cancer du sein, le cancer de la prostate, le diabète de type 1 chez les enfants, etc … Le lait ne fait pas de bien au corps du tout!

La meilleure façon de décrocher d’une drogue est de l’arrêter. C’est tout! Si vous donnez à votre corps une «pause de fromage » pendant au moins 30 jours, vos papilles se réadapteront. Au moment où vous remangerez ces produits, vous ne les trouverez plus attrayants. Méfiez-vous des envies psychologiques que votre cerveau va projeter sur vous pendant quelque temps (comme c’est arrivé pour moi). Mais si vous êtes ferme avec vous-même et votre engagement à une vie totalement sans cruauté, vous ne pouvez faire rien de moins que cela. Manger un régime végétalien avec des aliments entiers et non transformés sera aussi vous mettre sur la bonne voie car il vous aidera à éliminer les dépendances, non seulement à des produits laitiers ou de chair, mais aussi le sucre, le sel et la graisse des aliments transformés.

Quand les humains décident enfin de grandir et de renoncer à ces habitudes enfantines, nous allons enfin avoir un changement de conscience et de maturité. Jusque-là, l’exploitation d’autres êtres continuera d’être lié à l’exploitation d’autres êtres humains. Tout est lié.

Sources:
– « The World Peace Diet » (Nourrir la Paix) par le Dr. Will Tuttle, qui a un long chapitre sur les origines de notre société d’élevage capitaliste moderne. Le livre est traduit en Français.
« The Chalice and the Blade » (La Calice et l’épée) par Riane Eisler qui détaille les sociétés centrées sur les Déesses et l’égalitarisme du néolithique. est référencé, entre autres, par Will Tuttle (ci-dessus).
– Le Dr Neal Barnard a plusieurs articles et livres sur les propriétés addictives des casomorphines dans le fromage. Son plus important sur les dépendances alimentaires est : Breaking The Food Seduction: The Hidden Reasons Behind Food Cravings–And 7 Steps To End Them Naturally, malheureusement pas traduit en Français à ce jour.
– Voir aussi l’article du Dr Barnard sur PCRM.org sur les dépendances au fromage (en Anglais).
– Mon article sur le soja : Soy Beans (pour l’instant pas traduit)
Reflections on the Weston Price Foundation de John Robbins en Anglais.

(1) La Weston Price Foundation est une organisation à non profit et qui promouvoit le travail du dentiste le Dr. Weston Price. Les fondateurs de cette organization ne croient pas que les produits d’origine animale ne soient un problème sur la santé et encouragent sciemment la consommation énorme de viande, de lait et autres produits d’origine animale. Ils ont aussi derrière beaucoup de désinformation sur le soja.

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Ne jamais perdre courage en évoluant nous-mêmes… moi aussi!

« Nous voulons un monde de paix »

« Ce ne sont pas les cages que nous devons faire plus grande et les murs des abattoirs que nous devons rendre transparents. Ce sont nos cœurs. Lorsque nous faisons de la compassion notre baromètre, nous ne nous contentons pas de violence sur une petite échelle. Nous aspirons à la bonté sur une grande échelle. »

~ Colleen Patrick-Goudreau (9 Octobre, 2013)

La vie est difficile pour les militants. Mais elle l’est encore plus pour les animaux que nous défendons. Il ne faut pas oublier que chaque fois que l’on parle, manifeste ou tient des stands, c’est pour eux, par pour nous. Comme je lai dit dans mon dernier blog, il y a beaucoup de méchanceté entre les militants et c’est très triste. Nous devrions tous être unies et non se battre pour des différences de tactiques ou d’opinions. Le principal est de faire avancer notre cause et d’avoir un but commun. Les animaux s’en fichent royalement de nos différences. C’est l’égo humain qui crée le chaos sur cette planète.

Je suis coupable aussi. Depuis dès années, je fais des efforts pour transmettre mes idées, ma philosophie du monde à tout le monde et j’essaie d’avoir un message clair de compassion, de gentillesse et surtout de bonne communication. Mais je suis encore malheureusement humaine et j’ai beaucoup de travail (comme nous tous!) pour évoluer dans un sens qui représente réellement les valeurs du Véganisme.

On m’a fait du mal, mais j’ai aussi fait du mal à des gens que j’aime beaucoup (et que je continue à aimer en dépit d’eux-mêmes) et je ne suis pas immune à la bêtise humaine qui tente à nous faire sauter les uns sur les autres avant de même les connaitre et de les juger sans avoir tous les faits. Pour tous ceux que j’ai blessés, je suis profondément désolée.

La roue tourne et je ne peux pas réparer mes erreurs mais je peux au moins m’en excuser. Ce qui est triste est que, jusqu’à présent, sur des années de militantisme franco-américain dans lequel il m’est difficile de me situer (à cause des différences énormes entre les deux pays), j’ai eu des remarques du genre « connasse », « pute », « elle ne connait rien au militantisme ». Pire fut quand on a attaqua mon intégrité professionnelle en tant que coach en nutrition végétale en disant que j’allais rendre les gens malades voir même les tuer!.

Pourquoi tant de bêtise dans le mouvement? Parce que les gens, malgré toute leur bonne volonté, veulent voir le monde évoluer sans changer eux-mêmes. Ce n’est pas possible.

Comme l’a dit justement Gandhi: « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ».

Le véganisme et notre travail pour les animaux devrait être fait avec un grand respect de tous et une recherche intérieure pour rectifier et évoluer au-delà du bagage de cochonneries que nous véhiculons en nous depuis notre enfance. C’est un bagage qui est l’inverse de ce que nous devons promouvoir. La colère envers les sadiques des corridas, par exemple, est justifiée mais elle est aussi un reflet de leur propre endoctrinement et de leur propre déconnection empathique. Mais on oublie souvent que nous sommes nous-mêmes encore endoctrinés, même en tant que militants/végans.

Le fait de changer pour les animaux est le premier pas vers un monde meilleur mais il n’est réellement que le premier. Le travail doit aussi être fait à l’intérieur de nous-mêmes. Sans ce travail, on peut crier sur tous les toits mais on ne changera pas les choses plus vite.

J’espère avoir appris de mes erreurs et j’espère aussi que beaucoup plus de militants réfléchirons à leur propre psychologie interne.

Donc être un militant/végan n’est pas simple. Tous les jours, nous sommes humiliés, ridiculisés et moqués mais on oublie que l’on fait de même entre nous mêmes. Cela fait le jeu de ceux à qui nous voulons ouvrir la conscience. Pour reprendre une expression, c’est diviser pour mieux régner.

Les choses sont en train d’évoluer partout. Même s’il y a toujours beaucoup d’horreurs, je suis aussi pleine d’espoir. Je n’ai jamais vu autant de militants dans ma vie, de gens faisant les connections nécessaires et évidentes (rien qu’a mes stands quand je parle avec eux) et d’une plus grande conscience des enjeux écologiques, humains et leurs relations avec les animaux.

On ne peut faire évoluer les choses plus vite que si nous-mêmes évoluons aussi et devenons réellement une grande famille qui s’aime (au lieu de se taper dessus) et unie pour la justice.

Le Capitaine Paul Watson a très bien résumé les choses dans une récente émission d’Arte quand il a dit à propos de Greenpeace: « Tous les membres fondateurs sont partis de Greenpeace. Ils font maintenant partie d’une plus grande bureaucratie. Nous, on est fideles à nos intentions générales. On est petit, c’est d’ailleurs notre volonté. »

Ce que Paul a compris (et il le dit souvent dans toutes ces interventions publiques) est que chacun de nous peux faire une différence individuellement. Les organisations sont bien mais on doit d’abord faire le travail à notre niveau (et je dirai sur nous-mêmes) tout en soutenant les bonnes organisations qui ont un réel message de valeurs pour les animaux et l’écologie.

Comme a dit l’ancien éleveur Howard Lyman (devenu éco-Végan), « On ne peut pas se dire écologiste et manger de la viande ». Et j’ajouterai que l’on ne peut pas se dire aimer les animaux si on continue à consommer leur chair et leur secrétions et en même temps nous taper les uns sur les autres. C’est un travail intérieur que nous devons tous faire… Y compris moi-même!

Comme je l’ai dit plus haut, je suis une optimiste malgré tout car je vois de plus en plus de gens évoluer dans le bon sens et j’espère que dans notre milieu, les défenseurs des animaux et de l’environnement, ne s’arrêteront pas et continuerons à évoluer. Nous ne sommes pas des êtres finis, on doit toujours changer. La vie est comme une école. On apprend quelque chose de nouveau chaque jour. Sans évolution, nous restons des barbares.

Sources:

– Le Capitaine Paul Watson sur Arte

– Son dernier livre aux Editions Actes Sud: Earthforce : Manuel de l’éco-guerrier Je recommande vivement!

Photo: Flag (www.pixabay.com Free photo stock)

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Ignorance et Schizophrénie Morale

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Terme clinique: Schizophrénie: « La schizophrénie est une psychose, c’est-à-dire une maladie mentale dans laquelle le sujet perd le contact avec la réalité et n’est pas conscient de son trouble. Elle se caractérise par des idées délirantes, des hallucinations, l’absence d’émotions ou l’incapacité de planifier des actions. » ~ Futura-Science.com

Schizophrénie morale d’après le Pr. Gary Francione: « Quand je parle de schizophrénie morale, je cherche à décrire la manière délirante et confuse dont nous pensons aux animaux comme une question sociale / morale. Cette confusion peut, bien sûr, comprendre des façons contradictoires ou incohérentes sur notre regard sur les animaux (certains sont membres de la famille, d’autres sont le dîner) mais cela ne signifie pas que je décris une scission classique ou la personnalité multiple. Notre schizophrénie morale, qui consiste à se bercer d’illusions à propos de notre sensibilité animale et les similitudes entre les humains et les autres animaux, et une énorme quantité de confusion sur le statut moral des non-humains, est un phénomène qui est assez compliqué et comporte de nombreux aspects différents . » ~ Gary Francione, A Note on Moral Schizophrenia

En 1896, Emile Zola écrivait un magnifique essai appelé « L’amour des bêtes » dans lequel, avec une grande beauté de langage, il s’horrifiait de la souffrance animale. La France est riche en grands philosophes qui se sont inquiétés, interrogés et se sont même enragés de la souffrance animale.

J’ai quitté la France en 1997, à une époque ou je me cherchais, avec un énorme ras-le-bol de la mentalité Française que je trouvais, alors, d’une négativité affligeante. Mais, malgré tout, j’étais consciente de laisser derrière moi un pays avec une histoire extrêmement riche, une langue magnifique, et une richesse philosophique et intellectuelle énorme.

Nous sommes maintenant au 21eme siècle.

Qu’est-ce que je retrouve presque 20 ans après? J’ai presque peur de le dire mais il le faut bien. Je vois une pauvreté morale et intellectuelle effrayante. Je parcours les réseaux sociaux et je vois des gens incapables d’écrire sans faire des fautes d’orthographes à chaque mot. Même une enseignante, récemment, m’a dit que j’aurai peur de ce qui se passe dans les Lycées. Et surtout, je vois une méchanceté et une pauvreté morale qui m’attristent profondément. Est-ce que mon pays, que j’ai toujours aimé, a tellement dégénéré? Je vois des politiciens à la télévision qui sont des lâches, des hypocrites, incapables de voir la réalité des problèmes et surtout qui se voilent la face par rapport a leurs actions sur la nature, la condition animale et humaine et leur responsabilité vis-à-vis de la communauté globale.

Ne vous y trompez pas, j’ai énormément à dire des Américains aussi, avec beaucoup de critiques similaires (et je ne me gène pas dans mes blogs en Anglais). Mais, comme me l’a dit une amie récemment, malgré mes anglicismes, mes erreurs dans le choix de mes mots (dues aux différences culturelles accumulées pendant presque 20 ans et dont on a été jusqu’à me traiter de « conne »!), mon Français ne s’est pas si dégradé autant que je le pensais.

Ce que vois en France est triste. Il y avait un temps où nous illuminions le monde avec notre richesse culturelle et c’est loin d’être le cas de nos jours. Nous aurions, par exemple, pu être en avance sur beaucoup de pays par rapport a la cause animale parce que beaucoup avant nous le comprenaient déjà, tels que Rousseau, Voltaire, Zola, Lamartine et d’autres.

« Les grands mangeurs de viande sont en général cruels et féroces plus que les autres hommes. » ~ Jean-Jacques Rousseau « Emile ou de l’éducation ».

 

« Il n’est pas vrai que le ventre des hommes soit la cause finale de l’existence des bêtes. » « Qu’y a-t-il de plus repoussant que de se nourrir continuellement de chair de cadavre ? »
Voltaire, végétarien, écrivain et philosophe français.

 

«D’abord, il faudrait classifier. Nous sommes légion, nous autres qui aimons les bêtes. Mais on doit compter aussi ceux qui les exècrent et ceux qui se désintéressent. De là, trois classes : les amis des bêtes, les ennemis, les indifférents. Une enquête serait nécessaire pour établir la proportion. Puis, il resterait à expliquer pourquoi on les aime, pourquoi on les hait, pourquoi on les néglige. Peut-être arriverait-on à trouver quelque loi générale. Je suis surpris que personne encore n’ait tenté ce travail, car je m’imagine que le problème est lié à toutes sortes de questions graves, remuant en nous le fond même de notre humanité. » ~ Emile Zola

 

« On n’a pas deux cœurs, un pour les animaux et un pour les humains. On a un cœur ou on n’en a pas » ~ Alphonse de Lamartine, végétarien, poète dramaturge et homme politique.

Il n’y a pas de grande richesse intellectuelle aux Etats-Unis dans la grande masse moderne. Elle est même extrêmement pauvre, ignorante et manipulée. Mais il y a des exceptions chez des philosophes plus anciens comme David Henry Thoreau, Ralph Waldo Emerson, Mark Twain (un grand amoureux des animaux) ou encore Isaac Bashevis Singer, écrivain juif polonais naturalisé Américain et prix Nobel de littérature en 1978 qui a dit (entre autres): « Je ne suis pas devenu végétarien pour ma santé, je le suis devenu pour la santé des poulets. ».

Il y a heureusement aussi quelques grands penseurs modernes. Le meilleur que j’ai trouvé ces dernières années est le Dr. Will Tuttle, auteur du best-seller The World Peace Diet (Nourrir La Paix) qui dit dans son ouvrage:

« La suppression de la sensibilisation requise par notre pratique universelle de la marchandisation, de l’asservissement et la tuerie des animaux pour la nourriture génère un « trouble mental construit en nous-mêmes » qui nous pousse vers la destruction non seulement de nous-mêmes, mais des autres créatures et des systèmes vivants de la terre. Parce que cette pratique d’exploiter et de brutaliser les animaux pour la nourriture est venue à être considérée comme normale, naturelle, et inévitable, elle est devenue invisible. »― Will Tuttle, The World Peace Diet: Eating for Spiritual Health and Social Harmony (Nourrir La paix)

A mon grand désolément, je m’aperçois que la France s’est sérieusement dégradée.

Je vois les gens se battre, se « taper sur la gueule » (verbalement ou non) pour « des queues de cerises » (pour reprendre une expression) et encore croire à des stupidités qui sont dépassées depuis longtemps.

Depuis que je suis rentrée, je vois ceci sur les réseaux sociaux par rapport à ceux qui se disent aimer les animaux:

« Non, je ne veux surtout rien imposer à ma famille ». « Ah, mais non, chez moi je suis végétalienne mais chez les autres, c’est différent. » « Je suis végan chez moi, mais en dehors je suis végétarien. » « Je porte du cuir car c’est difficile de trouver des chaussures véganes ». « Mes poules sont heureuses et je mange leurs œufs« . Oh toutes les excuses que je lis depuis que je suis en France et qui n’ont aucun sens pour moi.

C’est amusant: je vois les Allemands, les Anglais, les Américains (pourtant loin d’être dans l’ensemble des lumières) et même les Israéliens avancer sur le véganisme et, pendant ce temps, je vois encore les Français se donner des excuses pour ne surtout pas offenser les autres (et par extension, ne pas faire avancer le véganisme en France).

Si les excuses sont nutritionnelles, je les comprends, car la nutrition végétalienne est encore rabaissée par tous les imbéciles dans les médias qui vivent sur des informations dépassées depuis au moins 30 ans et surtout le culte de la sacro-sainte cuisine française. Par exemple, ils continuent à dire qu’il faut combiner certains aliments pour avoir suffisamment de protéines (notion dépassée et réfutée depuis 30 ans) ou qu’être végétalien n’est pas bon pour les enfants (idem). Mais on est à l’ère de Facebook, Google, et de l’information. Quelle est donc encore l’excuse à ne pas s’éduquer de la part de ceux qui se disent aimer les animaux?

La France, le pays de la belle langue et d’une philosophie riche est-elle devenue un pays de fainéants intellectuels? Je me le demande. Ce n’est pourtant pas l’information qui nous manque. Le site de l’Association Végétarienne de France est rempli d’information nutritionnelle végane (et non végétarienne en fait) et a une tonne de recettes végétaliennes sur leur site et aussi un site dédié et même une page Facebook. Le site de FUDA (Forces Unies pour les Droits des Animaux) a un défi végan avec des recettes! L214 fait constamment des stands sur le véganisme et on se donne encore des excuses pour consommer des produits de violence?

Je me suis souvent demandée ces derniers mois si je serai devenue végane si je n’avais pas été aux Etats-Unis. La réponse est… je ne sais pas. Mon parcours a été complexe. Je me suis d’abord tournée vers les Droits de l’Homme (et surtout de la Femme) quand j’avais une vingtaine d’années (avec Amnesty International). J’ai découvert le Bouddhisme et l’Hindouisme et je suis devenue végétarienne pendant quelques temps. Ensuite, c’était l’écologie (aux USA) et enfin, j’ai trouvé (et compris) le véganisme fin 2006. Et après une transition d’environ un an, parce que j’en apprenais un peu plus chaque jour, le véganisme est devenu évident et j’ai fait une transition logique sans me poser de questions (au départ), comme je l’explique dans une présentation que j’ai faite à Los Angeles en 2014. Cependant, parce que les mythes nutritionnels sont persistants, je me posais des questions (normales) sur ma santé et je ne connaissais AUCUN autre végan!

Est-ce que je me suis assise sur mes lauriers? Non! J’ai fait mes propres recherches, je suis retournée à l’école (et par conséquent, j’ai bénéficiée d’une éducation végane par les meilleurs docteur/scientifiques végans américains) et ensuite, j’ai arrêté de me poser des questions.

Pourquoi je l’ai fait? Parce que je ne voulais pas rester ignorante et surtout savoir répondre aux questions de ceux qui ne savaient pas. Mais surtout, parce que j’en avais marre de voir souffrir les animaux pour des futilités et des mythes dépassés. Je rentre en France et je découvre que ces mêmes mythes, dépassés depuis au moins 30 ans ailleurs, persistent et ne veulent pas lâcher ici. Fainéantise intellectuelle des Français? Je me pose encore une fois la question quand les Américains, qui lisent encore moins que nous, ont développé le véganisme grâce uniquement aux réseaux sociaux. Ouvrez votre ordinateur, faites un peu de recherche, lisez (ou est-ce que les Français ne lisent plus?) et éduquez-vous. C’est aussi simple que ça. Il n’y a même pas besoin nécessairement d’aller à l’école. Ces mêmes docteurs qui m’ont éduqués (et m’ont permis d’éliminer mon diabète notamment) ont des informations partout sur internet.

Des tonnes de livres sont disponibles de nos jours qui répondent à la question des droits des animaux, la nutrition, l’écologie, etc… Il y a aussi une tonne de ressources sur Internet pour des vêtements et produits de beauté et d’entretien qui excluent la souffrance animale. On n’a jamais eu autant de choix. Mais non, on trouve encore des excuses. On ne vit pas au Pole Nord, on vit en Europe!

Etre ignorant mais vouloir apprendre et changer est une bonne chose. Contrairement, savoir mais ne pas vouloir changer, c’est une dissonance morale et une indifférence dégoutante. Dans le premier cas, la personne ne sait pas, mais elle découvre peu à peu et décide de ne plus participer à une souffrance sur les animaux complètement inutile et injustifiée (moralement, biologiquement, etc.). Dans le second cas, la personne sait parfaitement ce qui se passe mais continue comme avant. Oui, c’est ça la schizophrénie morale dont parle Gary Francione.

Les esclavagistes faisaient le même raisonnement avec leurs esclaves africains pour continuer à les exploiter (pour le profit). Et les racistes ne sont pas mieux.

Comme dit Gary Francione:

« Le fait est que la validité des principes moraux ne dépend pas du temps qu’a mis une personne en particulier pour reconnaître leur validité. Aucun de nous n’en doute lorsque des humains sont concernés. Par exemple, si quelqu’un a mis dix ans avant de reconnaître que le racisme est mal et cesser d’employer des épithètes racistes, doit-on en déduire que nous ne devrions pas rendre clair le fait que le racisme est mal ? Bien sûr que non. Est-ce que quiconque oserait suggérer un «Vendredi Sans Blague Raciste» pour fournir à ceux qui mettent du temps à cesser d’être racistes une approche « progressive » de la chose ? Bien sûr que non. »

Hitler faisait ce même raisonnement quand il faisait tuer des millions de gens et que ces docteurs nazis utilisaient la peau, les dents et autres parties du corps des juifs pour fabriquer des objets, comme les savons humains pour les Allemands ainsi que des lampes fabriquées avec de la peau humaine de la même manière que l’on porte la peau des animaux.

On sait maintenant, grâce à de nombreux experts en neurologie animale, que les poissons ont une intelligence équivalente à celle des mammifères. On sait aussi que les cochons sont, non seulement, plus intelligents que nos chiens, mais aussi possèdent l’intelligence d’enfants de 3 ans. On sait aussi qu’une poule protège ses bébés avec le même amour qu’une mère protège son enfant et que ses œufs sont SA propriété et non celle des humains.

Qui nous a donne le droit de vie et de mort sur les animaux? Dieu? Ce même Dieu qui disait que les femmes étaient inférieures et pouvaient mourir à coups de pierres si elles étaient infidèles. Ce même Dieu qui, dans l’Ancien testament, supportait l’esclavage?

Qui d’autre nous donne le droit de vie et de mort sur les animaux? Notre soi-disant supériorité? Comme le disait le philosophe Isaac Bashevis Singer: « Les gens répètent souvent que depuis toujours les hommes ont mangé des animaux, comme justification pour continuer cette pratique. En suivant cette logique, nous ne devons pas essayer d’empêcher les individus de tuer d’autres personnes, puisque cela aussi se fait depuis la nuit des temps. »

Si l’être humain est tellement supérieur, pourquoi est-il incapable de vivre en harmonie avec la nature comme toutes les autres espèces le font? Si l’être humain est si intelligent, pourquoi commet-il des génocides sur des populations entières d’autres humains ET d’autres animaux, alors qu’aucune autre espèce animale dans la nature ne le fait?

Si l’être humain était aussi intelligent qu’il le pense, il ferait, comme Will Tuttle le dit, « des liens évidents » dans sa conscience et comprendrait notamment que d’autres animaux (seulement 5% de VRAIS carnivores sur la planète – sans compter les omnivores) tuent pour survivre alors que la majorité cohabitent pacifiquement. C’est un fait qui est ignoré avec convenance pour justifier l’idée qu’il est « normal » de manger des cadavres et autres « produits » d’origine animale, ce qui est ironique vu que nous sommes physiologiquement herbivores.

Come a dit le Capitaine Paul Watson dans une interview sur Fox TV (dont il a parlé il y a quelques mois à Montpellier): « Les vers de terre sont plus importants que les humains. » Le journaliste, choqué, a répondu: « Comment pouvez-vous dire que les vers de terre sont plus importants que les humains? ». Paul de répondre: « Parce que les vers de terre sont plus importants que les humains. Pour la simple raison qu’ils peuvent vivre sans nous mais nous ne pouvons pas vivre sans eux. Que les abeilles peuvent vivre sans nous, mais que nous ne pouvons pas vivre sans elles. » La planète pourrait parfaitement survivre sans les humains, c’est la vérité que l’on doit s’admettre malgré notre arrogance.

Alors, je vous le demande: quand vous vous asseyez à une table et que vous dites, « aujourd’hui c’est ok, je mange un bout de fromage parce que je ne veux pas offenser ma famille », c’est comme si vous gifliez une vache! Oubliez-vous que ce morceau de fromage (qui parait insignifiant) cache la souffrance d’une mère, qui se fait violer constamment (avec une tige forcée dans son vagin), à qui l’on retire son bébé pour lui voler le lait (qui lui est destiné) et dont les humains n’ont aucun besoin biologique (faisant de nous la seule espèce mammifère sur la planète à voler le lait destiné à une autre espèce ET à l’âge adulte)? Quand sera-t-on sevrés?

Quand vous dites, « c’est difficile d’éviter les œufs » (ce qui est faut si on évite d’acheter des produits fabriqués par des multinationales – ce qui fait de nous des complices dans la destruction de la planète aussi – dans le commerce et que l’on met ses fesses dans une cuisine), vous cautionnez aussi la souffrance de milliers de poules qui vivent (de plus en plus) en cages, pour qui les œufs sont aussi précieux que les ovaires le sont aux femmes qui veulent avoir des enfants et qui sont destinés soit à faire naitre des bébés, soit à être remangés par elles (pour récupérer le calcium qu’elles ont perdu). Encore une fois, il n’y a aucune nécessité biologique à consommer le résultat des menstruations d’une poule.

Trouver des excuses pour ne pas offenser les autres est du spécisme pur et simple. On peut apprendre à dire NON sans offenser les autres. Ca s’appelle la diplomatie et l’éducation. Mon propre père, au début, me faisait la guerre sur mes convictions. J’ai pris la décision qu’un père qui aime vraiment sa fille respecte son éthique. Oui, il mange toujours de la chair animale devant moi mais au moins il ne me casse plus les pieds sur mon « choix » car il a finalement compris que ce n’était pas lui que j’attaquais en refusant l’exploitation animale. Et en plus, il a crée une ligne de produits bios, équitables ET végans! Il n’est peut-être par encore végétalien lui-même mais c’est un changement de sa part dont je suis fière et qui montre que l’on peut évoluer (même à 70 ans!). Maintenant, j’ai des repas végans à la maison.

Mon propre frère, qui s’est moqué de mon éthique végane pendant des années, m’a récemment offert deux livres de Marie Laforet (auteur de plusieurs livres de cuisine végane) pour mon anniversaire! Je ne l’ai pas forcé à changer et je ne lui ai rien demandé. Je n’en ai même jamais vraiment discuté avec lui. Mais j’ai un compte Facebook, donc il sait très bien ce que sont mes priorités dans la vie. Il a fini par comprendre de lui-même (qu’il change lui-même ou non) que je ne changerai pas et il me les a envoyés fièrement!

En France, on est très fort pour se plaindre de tout et protester pour protéger nos jours de congés (ce qui est soit critiqué, soit applaudi par le reste du monde – ça dépend à qui vous parlez). La France est le pays le plus productif d’Europe, d’après le British Office for National Statistics. Pour gueuler dans la rue pour nos droits, on est fort. Mais quand il s’agit de défendre les animaux, en dehors de crier sur les pro-corridas, on se cache derrière des excuses bidons qui ne font pas avancer la cause du véganisme en France. Et c’est même dramatique que certains militants soient anti-corrida, anti-fourrure, etc. mais continuent à avaler des cadavres d’animaux ou leurs sécrétions sans une minute de réflexion sur leur propre dissonance morale.

Après, on s’étonne que nous soyons 20 ans derrière certains pays? Je n’ai jamais entendu un militant américain s’excuser d’être végan ou dire qu’il est végan quand ça l’arrange uniquement. On est végan ou on ne l’est pas. Ce n’est pas l’un ou l’autre. C’est comme se dire esclavagiste à mi-temps!

Les animaux n’ont pas besoin de nos excuses pathétiques. Ils souffrent, sont torturés et massacrés à grande échelle pendant que certains ont peur d’offenser les humains qui participent à ce génocide mondial pour rester dans leurs zones de confort. Ca suffit! C’est le moment de se réveiller. Les chiffres révisés du massacres d’animaux terrestres ne sont plus de 60 milliards par an, ils sont maintenant de 150 MILLIARDS, d’après les calculs très justes de l’Association FUDA.

Quand va-t-on arrêter de se donner des excuses? Quand la planète sera vraiment invivable? On n’arrête pas de nous citer en France le chiffre conservateur de l’ONU sur le rôle de l’Agriculture Animale sur le changement climatique de 18% (environ). C’est un chiffre tellement mal analysé qu’il a été révisé par le WorldWatch Institute (une ONG) à environ 50%. Mais aucun média ne veut citer ce chiffre bien qu’il soit reconnu partout ailleurs et bien expliqué notamment dans le documentaire Cowspiracy.

Franchement, les médias Français et les Français eux-mêmes sont un miroir l’un de l’autre. D’un coté, on voit une discussion qui commence par rapport aux droits des animaux, l’impact écologique et la santé. De l’autre, on continue à baratiner pour trouver des excuses à ne pas changer et surtout continuer comme avant (et même, comble du ridicule, lancer la mode de manger des insectes).

Par ailleurs, qu’elle lassitude que dans un pays, soi-disant plus éclairé que les Etats-Unis notamment, on soit si en arrière sur des questions vitales aussi à notre propre survie (et pas uniquement celle des 1000 espèces d’animaux qui disparaissent sans espoir de retour chaque jour sur la planète).

Je suis d’ailleurs surprise (et quoi qu’un peu choquée) que lorsque l’on parle du véganisme en France, ca ne viens pas des Français eux-mêmes mais des étrangers. A la récente manifestation anti-corrida d’Arles, les seuls interlocuteurs qui ont parlé du véganisme étaient un Italien, le cycliste végan Paolo Barbon et Peter Janssen des Pays-Bas. Je tire d’ailleurs mon chapeau a Jean-Pierre Garrigues, président du CRAC Europe, pour avoir mis ces personnes formidables et braves en avant et pousser le message du véganisme et de l’abolition sous toutes ces formes aux militants anti-corrida (dont certains, je le sais, mangent encore des animaux). C’est encourageant mais il faut que ça aille plus loin.

On aurait du être les leaders éclairés de ce mouvement, mais en fait, pour beaucoup de militants étrangers, nous vivons encore au moyen-âge.

Franchement, j’aimerai bien leur prouver qu’ils ont tord mais ça ne dépend pas que de moi. Je vois cependant des signes encourageants et je veux rester optimiste.

Sources:

– Gary Francione: Mais ça m’a pris 10 ans pour devenir végan. » Et alors ?

– Essai d’Emile Zola datant de 1896: L’Amour des Bêtes.

– Citations de Jean-Jacques Rousseau: Tribunal Animal

– Site de l’Association Végétarienne de France qui a des recettes véganes

– Site de FUDA avec le Défi FUDA

– Site de L214 sur le Véganisme.

Présentation (sous-titrée en Français) que j’ai faite à l’Animal Advocacy Museum (Musée du Militantisme pour les Animaux) à Los Angeles.

– Liste extensive de docteurs, diététiciens végans aux Etats-Unis et ailleurs de mon amie Buttlerflies Katz (J’ai l’honneur d’être inclue): The Vegan Truth blog

– Si vous lisez l’Anglais, procurez-vous ce magnifique livre sur Mark Twain: Mark Twain’s Book of Animals (Jumping Frogs: Undiscovered, Rediscovered, and Celebrated Writings of Mark Twain)

Dr. Will Tuttle: Son livre The World Peace Diet, en Français « Nourrir La Paix » bientôt disponible.

– Livres sur les droits des animaux et le Véganisme disponible en France: Vegan-France.fr

– Habillement, produits de beauté et d’entretien végans sur Internet:

·       Animalsace

·       Listes de boutiques véganes: Vegan-France.fr

·       Chaussures véganes: Esprit, Beyond Skin

·       Cosmétiques/produits de beauté: Boutique Vegan, Arganalife

·       Produits d’entretiens: dans les magasins bio et aussi à Boutique Vegan.

– Article de VegActu critiquant les idioties dites sur l’Emission d’Envoyé Spécial.

– Nouveau livre: « Voir son steak comme un animal mort » de Martin Gilbert et le livre phare de Gary Francione « Introduction au Droits des Animaux ».

– Excellent vidéo: 101 raisons de devenir végétalien (VOS FR HD).

– FUDA calcule le nombre d’animaux massacrés dans le monde: mouvementfuda.com

– Les produits Arganalife de mon père (bravo papa!), bios, végétaliens et qui aident des coopératives de femmes au Maroc.

– Livres de cuisines (fabuleux!) de Marie Laforet sur Amazon.fr

– Les nazis et les objets fait à bases d’humains: Savons et lampes.

– Vidéo que j’ai faite à la manifestation anti-corrida d’Arles le 16 mai avec interview de Peter Janssen de Vegan Streaker Group (notamment). Et vidéo du CRAC Europe.

– Le site Mr. Mondialisation sur le documentaire Cowspiracy. Autres documentaires exceptionnels voir: Vegan-France.fr – Voyez Cowpiracy en VO ST ici: News360.

http://news360x.fr/cowspiracy-le-secret-du-developpement-durable/

– La vérité sur le lait – OneVoice.fr

– Mouvement Fuda sur les Œufs et si vous lisez l’Anglais, ce superbe blog de FreeFromHarm.org sur les œufs.

– Ma présentation à l’Animal Advocacy Museum l’année dernière.

 

Photo: ALF – http://www.Pixabay.com (Royalty Free photos)

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Tolérance du « choix des autres »: Un faux choix

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Depuis que je suis rentrée en France, j’entends beaucoup de Français parler du « choix des autres ». Les arguments sont qu’il ne faut surtout pas imposer notre « choix » aux autres et que manger des animaux est un choix. Je vois ici une grande différence d’opinion entre les végans Français et les végans Américains qui ont une idée bien plus claire sur le sujet.

1. Argument #1: Manger des animaux est un choix personnel.

Oui c’est un choix moral que l’on fait lorsque l’on reconnait que les animaux ont le droit à leur propre détermination et que nous n’avons aucun droit de les exploiter pour des raisons futiles de nourriture (inutile), de vêtements (encore inutile) ou de spectacle (d’autant plus inutile). Les animaux sont des êtres qui chérissent leur vie autant que nous. Leur dénier ce droit par que l’on ne veut pas déranger les autres est simplement spéciste.

« En tant qu’individus et en tant que culture, notre capacité de guérir, de nous transformer et évoluer au-delà de cette vieille mentalité de profanation est liée à nos choix alimentaires plus qu’à toute autre chose. Méditer pour la paix mondiale, prier pour un monde meilleur, et travailler pour la justice sociale et la protection de l’environnement tout en continuant à acheter la chair, le lait et les œufs d’animaux horriblement maltraités expose une déconnexion qui est si fondamentale qu’elle rend nos efforts absurdes, hypocrites, et voués à un échec certain  » .

– Will Tuttle « The World Peace Diet » (Nourrir La Paix)

 

2. Argument #2: On ne peut pas imposer notre choix à d’autres.

S’il est vrai que l’on ne peut pas forcer les gens à changer, nous avons une responsabilité morale de faire comprendre aux gens l’impact de leurs actes sur les animaux, la nature et leur santé. Ne pas le faire fait de nous des hypocrites envers les animaux qui attendent notre aide et n’ont aucun moyen de se défendre. C’est aussi accepter notre autodestruction. C’est un fait maintenant reconnue que l’élevage est la plus grande cause du changement climatique et de pollution générale. Et il est aussi reconnu que nous pourrions nourrir jusqu’à 12 milliards de gens si tout le monde adoptait un régime végétalien. Refuser de dire la vérité parce que cela est dérangeant nous rend complice d’un écocide et d’un génocide ou environ 12,000 enfants, des milliards d’animaux terrestre (70 millions chaque jour rien qu’aux USA) et des milliards d’animaux aquatiques sont massacrés CHAQUE JOUR.

Comme dit aussi le militant Américain Ed Coffin:

« Je trouve offensant qu’il y ait ceux dans ce mouvement qui croient que les non-végans sont trop stupides pour comprendre le concept et qu’ils doivent y graviter par leurs propres moyens. Par conséquent, ils affirment que nous devons abaisser notre message et utiliser un message trompeur pour amener les gens à faire des progrès. S’il vous plait! Soyez cohérent et présentez l’information dans son intégralité. Personne ne dit que vous devez devenir végan du jour au lendemain, mais il ne faut pas supposer que les gens sont trop stupides pour comprendre la vérité!

~ Ed Coffin (15 Juin 2014)

3. Argument #3: Manger d’autres animaux est le choix de chacun.

Ceci est un faux argument. Depuis notre naissance, nous sommes tous endoctrinés par notre culture, religion, etc… à manger d’autres animaux. Ce n’est pas un choix puisqu’il a été imposé par d’autres (nos parents, professeurs, culture, etc…). Est-ce que l’on est uniquement des robots qui suivent les ordres dictés par la majorité ou sommes-nous de vrais végans qui remettons en cause l’endoctrinement sociétal qui nous pousse à nous conformer à, non-seulement des mythes nutritionnels, mais aussi des idées qui n’ont plus leur place au 21ème siècle si l’on veut vraiment sauver les animaux ET la planète de nous-mêmes?

Comme Will Tuttle l’a expliqué dans son best-seller « The World Peace Diet » (Nourrir la Paix), nous avons affaire à une « culture d’élevage » vieille de 8,000 à 10,000 ans qui est patriarcale et dont la mentalité régnante est « la loi du plus fort » et qu’il est normal d’exploiter d’autres espèces, les femmes, d’autres cultures et le monde naturel.

Gary Francione ajoute également:

Si vous consommez des produits laitiers et vous considérez comme une féministe, vous devez m’expliquer comment le féminisme peut être compatible avec la grossesse forcée et répétée, la séparation des mères et des bébés presque immédiatement après la naissance, le meurtre des bébés de sexe masculin, et soumettre les bébés de sexe féminin aux horreurs que leur mères ont souffert.

~ Gary L. Francione (22 Octobre 2013)

Tant que nous maintenons l’idée de domination de cette mentalité, nous serons incapables d’avancer (surtout en France!). La culture et la tradition sont de pauvres excuses qui servent à nous cacher derrière un confort personnel pour ne pas avoir à affronter la colère et le dénie des autres.

Si les choses doivent vraiment changer sur cette planète, il faut arrêter de porter des œillères et avoir le courage moral de dépasser les vieux mythes et créer de nouvelles communautés basées sur la compassion envers tous les êtres et ne pas craindre de clamer haut et fort ce que nous savons être vrai dans nos cœurs.

Nous n’avons plus beaucoup de temps. Les rapports des scientifiques sur l’état de la planète sont drastiques. 1000 espèces en moyenne disparaissent chaque jour de la planète à cause du cartel du bétail et surtout nos « choix », des OGMs et de l’industrie. N’est-il pas temps de dire « Ca suffit! » et d’ouvrir les yeux pour créer un nouveau futur?

Que le lecteur décide par lui/elle-même quelles sont ses priorités. Personnellement, je suis fière d’être végane et je vais le clamer haut et fort. Mon éthique est plus importante que mon confort personnel ou l’égo des autres. Je ne suis pas sur cette planète pour faire plaisir aux égos des autres mais pour aider les végans du monde entier à amener une transformation radicale de la pensée mondiale qui nous permettra d’avoir un monde plus juste et équitable.

Si vous voulez vraiment ce changement, il est temps de montrer vos valeurs et d’être réellement l’exemple que vous voulez voir dans le monde.

Références:

– « The World Peace Diet » (Nourrir La Paix) bientôt sur Amazon.fr.

Ed Coffin est un militant Américain qui a aussi présenté une émission sur « podcast » pendant plusieurs années.

– Gary Francione « Introduction aux Droits des Animaux » aux Editions l’Age d’Homme.

– Le documentaire à voir sur l’état de notre planète et pourquoi le véganisme est un impératif moral est Cowspiracy (sous-titré en Français).

Photo: « Feedlots » ou parc d’engraissement de vaches laitières. Mes autres photos des « feedlots » de Californie sur Facebook.

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Hello France!

Note: Ce blog est une continuation en parallèle de mon blog en Anglais Vegan Empowerment.

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En Mai 1997 à l’âge de 27 ans, j’ai déménagé aux USA et précisément sur Los Angeles. Jamais je n’aurai imaginé le parcours qui m’attendait. Je suis partie avec l’idée de naïvement réaliser « le rêve Américain » sans savoir à quel point cette illusion n’était vraiment que ça: une illusion. Vivre aux Etats-Unis est un parcourt du combattant et une bataille constante pour survivre (quand on a peu de moyens). Mais je suis une survivante et j’ai tenu bon jusqu’au moment où j’ai ressenti que j’avais fait « le tour du sujet » et que je n’avais plus rien à apprendre au pays de McDonald.

Mais je n’ai aucun regret. 18 ans de vie là-bas m’ont appris à vivre indépendamment et simplement. Cela m’a appris aussi à comprendre que rien ne nous tombe juste dans les mains dans la vie et qu’il faut se battre. Je suis passée par des moments de joie mais aussi de désespoir intense. Mais plus important, je suis devenue végane.

Comme on dit en Anglais: « I count my blessings ». Je suis reconnaissante des bienfaits que j’ai reçus et des leçons que j’ai apprises. J’ai eu le bonheur immense, en tant que végane, de rencontrer mes héros:

– le Dr. Will Tuttle (auteur du Best-seller « The World Peace Diet »), un homme incontournable dans la philosophie végane aux USA,

– le Capitaine Paul Watson (de Sea Shepherd), qui malgré son succès après sa série Whale Wars n’aurait pas été contre m’embarquer sur un de ses bateaux (Moi: « Capitaine, quelles qualifications faut-il pour aller sur vos bateaux? » – Paul: « Aucune qualifications! »),

Colleen Patrick-Goudreau, auteur et « speaker » extraordinaire à qui j’ai piqué joyeusement des idées,

– le Dr. Melanie Joy dont le livre sur le Carnisme (« Why We Love Dogs, Eat Pigs and Wear Cows ») est impossible à ignorer,

Carol J. Adams (auteur du classique « The Sexual Politics of Meat »), première féministe à avoir fait le lien entre la culture de la viande et la patriarchie et plein d’autres.

Je pourrais écrire des blogs entiers sur les extraordinaires penseurs(ses) que j’ai rencontrés pendant ces années dans cette « mecque » du Véganisme qu’est Los Angeles.

Bien entendu, Los Angeles n’est pas seule. New York et d’autres grandes villes sont des villes de rêve pour tout végan. Los Angeles à elle seule compte plus de 80 restaurants végans (pour environ 3 millions d’habitants) de la plage de Santa Monica jusqu’à la vallée d’Orange County. Je vivais à Hollywood et je pouvais commander et me faire livrer des pizzas véganes à domicile! Mais ce n’est que l’aspect superficiel de la vie aux USA.

Los Angeles est en fait une ville d’image (au sens propre comme au figuré) et de beaucoup d’égos. Et j’ai commencé à être désillusionnée par la superficialité de la pensée générale (chose que je n’ai pas constaté dans une ville comme San Francisco par exemple) et le militantisme et l’éducation végane me sont devenues pesantes dans un pays ultra-matérialiste, ultra-capitaliste et anti-social.

Peut-être que cela semble amer de ma part de parler de mon expérience Américaine en ces termes. Ce n’est seulement qu’une part de ce qu’est l’Amérique. En fait, j’aime beaucoup les Américains. Comme moi, ils sont extrêmes. Par exemple, d’un coté ils sont ultra puritains (pas moi), d’un autre ouvrir la télé est voir aussi l’extrême inverse. C’est un pays non seulement de grands extrêmes mais aussi de contradictions permanentes. Sur beaucoup de points, ils ont un grand cœur. Ce ne sont pas du tout des gens mauvais pour la plupart, juste manipulés et facilement utilisés par les pouvoirs qui dirigent leur pays.

Mais ils sont aussi capables d’avancer dans leurs idées. Le « boom » du Véganisme est l’exemple le plus flagrant. En seulement quelques années (moins de 10 ans), le Véganisme est passé d’une idée très marginale, comme ça l’est actuellement encore en France, à un mode de vie en grande partie très reconnu et même embrassé par les anciens Présidents et vice-présidents (pour des raisons de santé et d’écologie dans leur cas) comme Bill Clinton et Al Gore mais aussi par des végans éthiques comme l’acteur Tobey McGuire (de Spiderman) ou Joaquim Phoenix (qui a narré la version US de Earthlings ou « Terriens »).

Pourquoi je suis revenue en France? Cela prendrait un livre entier à expliquer et ce n’est pas important. Pour résumer: Après avoir acquis des diplômes en nutrition végétale et avoir appris tout ce que je pouvais apprendre (jusque là) de ce que veux dire être végane (surtout grâce à Will Tuttle), il était temps pour moi de regagner la patrie et de reconstruire ma vie en France (loin d’être simple quand vous ne savez pas ce qu’est une Carte Vitale!).

J’ai eu très peur (et j’ai beaucoup pleuré dans l’avion de Los Angeles à Londres) car je laissais 18 ans de vie derrière moi et je pensais que rentrer en France serait difficile en temps que végane. Mais en fait, ce n’est pas pire que de vivre dans un coin de l’Amérique plutôt reculé ou le mot végan éveille encore des idées d’extrémisme et d’étrangeté (oui dans certains Etats US, les végans sont encore d’une autre planète!).

La France est aussi paradoxale. D’un coté, nous avons la sacro-sainte cuisine Française révérée à travers le monde (dites que vous êtes Français à Los Angeles et vous comprendrez ce que je veux dire) et d’un autre coté une évolution des pensées envers le Véganisme (en particulier chez les jeunes) que je trouve extrêmement encourageante. Et, pour couronner le tout, je n’ai jamais eu autant de travail en tant que militante et éducatrice en nutrition végétalienne! Autant dire que rentrer en France s’est fait au moment propice. Le livre de Will Tuttle devrait aussi sortir en Français sous le titre « Nourrir La Paix » cette année et je l’attends avec trépidation car je suis impatiente de faire connaitre cette extraordinaire référence littéraire (son livre est considéré « le livre le plus important du 21ème siècle » ou « un des plus important du 21ème siècle » par plusieurs personnes notables).

Le livre référence de Gary Francione « Introduction au Droits des Animaux » vient de sortir en Français et c’est une référence de la pensée abolitioniste.

Je n’ai jamais trouvé être en France plus excitant! J’ai rencontré de nouveaux amis au travers de mon excellente amie Joëlle Verdier (que j’ai connue à Los Angeles et qui corrige mes anglicismes!) et grâce à elle j’ai pu voir qu’être militante ET végane en France n’est pas une impossibilité, bien au contraire.

Les prochains mois vont me garder très occupée. Mais je suis pleine d’espoir que les choses bougent en France. Ce n’est peut-être pas forcément visible mais après avoir eu des résultats positifs et voir que les médias discutent nos problèmes planétaires (même si ils disent souvent des imbécilités) est la preuve que certaines choses commencent à rentrer dans les consciences Françaises. Et n’oublions pas l’influence des Allemands et des Anglais (qui sont plus en avance que nous) ainsi que celle des Américains. Comme on dit aux USA, quand les choses démarrent en Californie, généralement elles suivent ailleurs.

Donc bye bye America, à bientôt, et bonjour la France!

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Photos:

1- Je fais du tractage sur la Place de la Comédie à Montpellier.

2- L’équipe de Droits des Animaux Sud pour la journée contre la fourrure/cuir et chasse, Place de la Comédie à Montpellier.

Références:

– Livre de Gary Francione aux Editions de l’Age d’Homme « Introduction aux Droits des Animaux »

– Livre de Will Tuttle sous le titre Français « Nourrir la Paix » sur Amazon en Septembre 2015.

– Photos de la conférence du Dr. Melanie Joy à Los Angeles.

– Photos de la visite de Carol J. Adams au « The National Museum of Animals and Society » de Los Angeles.

– Photos de la conférence de Will Tuttle à Pasadena, Californie et quand je l’ai rencontré à Santa Monica.

– Photos de la visite du Captaine Paul Watson à Santa Monica pour Whale Wars et sa récente visite à Montpellier.

Pour voir toutes mes photos au fil des années: Mes albums Facebook et mes videos sur YouTube.

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